Chez Boum Burger, « on fait comme les gros » : un service drive (le premier dans un fast-food indépendant), du burger à la chaîne avec du matériel américain dernier cri, logistique et stockage au sous-sol, uniformes et packaging, ouverture sept jours sur sept, des prix comparables à ceux des concurrents etc. Avec le petit plus : toutes les viandes sont hallal, « notre spécificité » précise Larbi Boumaza. Même le bacon ? « De la dinde » dit-il. « On ne pouvait pas rivaliser avec McDo et Quick, alors on a créé cette spécificité pour laquelle il y a une véritable demande. Nos viandes sont abattues selon le rite musulman : on les paye plus cher mais on y gagne en contrôle, en hygiène et en traçabilité. En plus on élabore nos propres recettes. Avec une devise : faire manger les gens comme nous on aimerait manger… » Boum Burger propose même du kebab à emporter, « une première ».
Pour l'instant, il n'existe qu'un seul restaurant, route de Saint-Simon. Objectif : « S'installer au centre-ville pour démocratiser le concept ». Boumaza, qui a déjà reçu des demandes pour des franchises, ne veut pas brûler les étapes. Originaire de Bagatelle, le jeune restaurateur, qui a débuté dans le kebab rue Henri-Desbals où il a toujours un restaurant avec ses frères, a déjà gagné son pari. Il sert 400 repas par jour et a embauché une trentaine de personnes, dont « 95 % de demandeurs d'emplois, même des SDF ».
Sebastien Marti
LaDepeche.fr