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Sur le vif

Tentative de perquisition à l'Elysée

| Mercredi 2 Mai 2007



Les deux juges enquêtant sur d'éventuelles pressions politiques sur la justice dans l'affaire Borrel, un magistrat retrouvé mort en 1995 à Djibouti, ont tenté mercredi matin de perquisitionner à l'Elysée qui leur a refusé l'accès en vertu du statut pénal du Président de la République.

Cette tentative, quatre jours avant le second tour de l'élection présidentielle, est inédite sous la Ve République.

Les deux magistrates qui instruisent cette "affaire dans l'affaire", Fabienne Pous et Michèle Ganascia, souhaitaient perquisitionner la "cellule Afrique" de l'Elysée, a-t-on précisé de source proche du dossier.
Elles sont arrivées vers 10H15 au palais présidentiel mais l'accès leur en a été refusé par les gendarmes. Elles ont alors patienté dans un sas d'entrée face au 23 avenue de Marigny (8e arrondissement).

Devant le refus de la garde républicaine de les laisser entrer, elles ont requis l'autorité du gouverneur militaire de Paris, estimant qu'il pouvait leur donner l'autorisation immédiate de perquisitionner. Mais, selon une source militaire, il n'a pas cette compétence.

L'Elysée est une enceinte militaire protégée par la Garde Républicaine. Le code de procédure pénale stipule qu'"un juge d'instruction" doit adresser, préalablement, "à l'autorité militaire, des réquisitions" motivées.

Peu avant midi, l'Elysée a annoncé avoir refusé la perquisition invoquant l'article 67 de la Constitution sur le statut pénal du chef de l'Etat. Les deux juges ont quitté les lieux en voiture peu après.




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