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Monde

Tendance Dubaï (1/2)

Rédigé par Assmaâ Rakho Mom | Mercredi 16 Avril 2008

Saviez-vous que l'article consacré à 'Dubaï' fait partie des mille articles les plus consultés sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia ? L'information n'est nullement surprenante lorsque l'on voit l'engouement et la fascination que produit l'émirat. Une fascination qui pousse de plus en plus de jeunes, diplômés ou pas, à s'y expatrier. Une tendance que Saphirnews tente d'expliquer.



A 28 ans, Dalila est titulaire d'une licence de langues étrangères appliquées en anglais et arabe, ainsi que d'un bachelor en tourisme international. Sachant que les opportunités d'emploi dans ce domaine précis du tourisme sont nombreuses à Dubaï, la jeune femme souhaite donc s'y expatrier, même si pour le moment ses recherches n'ont pas encore abouties.

Mais ce n'est pas la seule raison qui pousse Dalila vers cette destination plutôt qu'une autre. Si sa recherche d'emploi s'oriente plutôt vers l'émirat, c'est selon elle que "les salaires y sont plus élevés" et que "c'est un pays musulman".

Et Dalila de préciser que si la "majorité de la population est musulmane" dans les Emirats arabes unis, près de "90% des habitants de Dubaï sont des étrangers". La jeune diplômée espère donc sur place pourvoir "pratiquer sa religion tranquillement" tout en évoluant dans une "société multiculturelle".

Tendance Dubaï (1/2)

'La communauté française ne cesse d'augmenter'

Selon Zoubeir Ben Terdeyet, le PDG du cabinet Isla-Invest Consulting et fondateur du réseau des Dérouilleurs, "la communauté française ne cesse d’augmenter" à Dubaï.

Ce qui pousse ces jeunes à s'expatrier ? "Avant tout une expérience à l’étranger motivée par l’envie d’évoluer dans un pays musulman ouvert aux compétences étrangères et notamment à des jeunes diplômés ayant une double culture", souligne Zoubeir Ben Terdeyet.

Et si "en France vous êtes mis dans une case en fonction de votre diplôme, à Dubaï, on est plutôt dans une approche anglo-saxonne où la motivation et l’adaptabilité sont des facteurs importants. Pour les personnes avec de l’expérience, Dubaï est un moyen d’évoluer beaucoup plus rapidement, avec un meilleur salaire, car il existe en France ce qu’on appelle le plafond de verre et les jeunes issus de l’immigration sont assez souvent bridés", précise le PDG d'Isla-Invest.

"Depuis 2006, beaucoup de jeunes diplômés n'ayant pas trouvé d'emploi en France ont préféré s'orienter vers les pays émergeants et plus particulièrement la ville de Dubaï", renchérira Saber Zeroual, consultant immobilier à Dubaï.

Et ce qui incite de plus en plus de jeunes à s'installer à Dubaï, selon M. Zeroual, ce sont principalement "l’absence de taxes sur les sociétés, d’impôt sur le revenu, de contrôle des changes, de barrières douanières", ou encore "l’exemption ou la réduction des droits douaniers d’importation". Sans oublier "le climat ensoleillé toute l'année, la sécurité, Dubaï étant l'une des villes les plus sûre au monde et la qualité de vie exceptionnelle". Bien entendu, "l’aspect cosmopolite de la ville et le droit de pratiquer sa religion en toute liberté comptent également pour beaucoup dans cet engouement pour l'émirat.

Emploi

S'agissant des opportunités d'emplois, elles sont "nombreuses dans les nouvelles techniques de l'information et de la communication (NTIC), dans la finance, la logistique, l’hôtellerie et la restauration, et bien d’autres secteurs", souligne Zoubeir Ben Terdeyet.

Mais si "l’émirat de Dubaï connaît une croissance à deux chiffres", "attention à ne pas glorifier non plus le marché du travail car les candidats sont nombreux et il ne faut pas se positionner sur des emplois non qualifiés, car vous êtes en concurrence directe avec les populations issues de pays en développement tels que le Pakistan, l’Inde, les Philippines et d’autres, ce qui tire les salaires vers le bas", prévient le fondateur des Dérouilleurs.

"Les conditions de vie à Dubaï dépendent du revenu de chacun", explique pour sa part Saber Zeroual, tandis que Zoubeir Ben Terdeyet précise que "la vie devient excessivement chère, on se rapproche des prix européens en ce qui concerne les produits de bases et les loyers sont devenus hors de prix. Beaucoup de personnes sont obligées de s’installer à Sharja, l’émirat voisin, qu’on qualifie très souvent de dortoir pour l’émirat de Dubai."

Et "il est à noter que l'achat ou la location d'un véhicule est indispensable dans une ville qui s'étend sur plus de 50 km", souligne Saber Zeroual.

Tendance Dubaï (1/2)

Immobilier

Par ailleurs, "les taux de rendement annuels d'environ 30%, l’absence d’impôt sur la plus-value ou encore les prix attractifs des projets sur plan" poussent de plus en plus de personnes à acquérir un bien immobilier à Dubaï. Saber Zeroual, qui connaît bien le secteur, ajoute que "les revenus locatifs de Dubaï offrent un retour sur investissement entre 10 % et 15 %, et qu'il n'existe "aucun risque de loyers impayés puisque ceux-ci sont généralement payés en un ou deux chèque(s) annuel(s)."

"Dubaï connaît la croissance de population la plus rapide dans le monde avec une augmentation de 12 % annuelle" et "les acheteurs de propriétés à Dubaï ont le droit de demander un visa de résidence", précise-t-il.

Quant au profil des acquéreurs, ce sont "généralement des investisseurs particuliers entre 25 et 40 ans. La communauté franco maghrébine investit de plus en plus à Dubaï".

En outre, "de plus en plus de jeunes musulmans de France investissent à Dubaï ou dans l'émirat d’Ajman car ils bénéficient d’un calendrier de paiement avantageux, ce qui leur permet de ne pas avoir recours à un emprunt bancaire", souligne M. Zeroual.

à suivre...





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