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Syrie: la mission diplomatique de l’ONU n’est pas la bienvenue

| Jeudi 20 Juillet 2006

Mercredi, la Syrie a fait savoir qu’elle refusait de recevoir une mission diplomatique des Nations unies au Proche-Orient à moins qu'elle n'accepte de se séparer de l'un de ses membres, le Norvégien Terje Roed-Larsen, a annoncé mercredi un responsable onusien.



Terje Roed-Larsen
Terje Roed-Larsen

Terje Roed-Larsen n’est pas le bienvenue en Syrie


Pour tenter de trouver une solution au conflit qui secoue actuellement le Proche-Orient, le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, y a envoyé une délégation. Celle-ci est composée de son conseiller politique, Vijay Nambiar, de son émissaire pour le Proche-Orient, Alvaro de Soto, et de son conseiller sur le dossier libano-syrien, Terje Roed-Larsen.

Mais la Syrie a refusé de recevoir la mission diplomatique des Nations unies à moins qu'elle n'accepte de se séparer de l'un de ses membres, le Norvégien Terje Roed-Larsen, a annoncé mercredi un responsable onusien.

Des diplomates ont indiqué que Damas ne souhaitait pas recevoir Terje Roed-Larsen en raison des rapports qu'il a rédigés sur les résolutions du Conseil de sécurité exigeant le retrait de toutes les forces étrangères du Liban et le désarmement de toutes les milices. Dans ses rapports, il a notamment affirmé que des armes parvenaient au Hezbollah à travers la frontière syrienne.

La mission ne s’y rend finalement pas


Le secrétaire général adjoint de l'Onu, Mark Malloch Brown, a déclaré à des journalistes que la mission diplomatique ne se rendrait finalement pas en Syrie car il devait rentrer d'urgence à New York pour rendre compte devant le Conseil de sécurité d'un grand nombre d'initiatives diplomatiques.

"La mission prévoyait bien d'aller en Syrie et l'une des questions à laquelle nous aurions dû nous atteler aurait été de savoir quoi faire avec Roed Larsen", a-t-il déclaré. "Mais nous n'avons pas eu à faire ce choix qui aurait été cornélien", a-t-il ajouté.

Il a précisé que si les initiatives diplomatiques de l'Onu devaient se poursuivre au Proche-Orient, Kofi Annan voudra qu'une délégation se rende à Damas "et ce sera une question qu'il devra régler à un moment ou à un autre", a-t-il ajouté.





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