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Sur le vif

Suède : retour au calme après des jours d’émeutes

Rédigé par La Rédaction | Lundi 27 Mai 2013



Durant une semaine, les banlieues pauvres de Stockholm ont été le théâtre d’émeutes. Les violences ont démarré dans la capitale suédoise, dimanche 19 mai, après la mort à Husby, un quartier défavorisé, d'un homme de 69 ans abattu par la police alors qu’il brandissait un grand couteau.

En réponse à cette bavure, des habitants de ce quartier se sont révoltés en brûlant des voitures et en s’affrontant avec les forces de l’ordre. D’autres quartiers de la capitale se sont enflammés. Ces violences se sont même étendues aux villes suédoises d’Uppsala, d’Oerebro et Linkoeping dans la nuit de vendredi 24 au samedi 25 mai.

Le calme revient doucement dans le pays. Alors que 90 incidents avaient été recensés dans la nuit de mercredi à jeudi, les pompiers n’ont recensé que 30 à 40 incidents dans la banlieue de Stockolm, la nuit de vendredi à samedi. Désormais, seuls quelques incendies isolés ont été signalés.

« Les renforts policiers en provenance de Göteborg et Malmö (deuxième et troisième ville du pays, ndlr), et des patrouilles citoyennes ont contribué à faire baisser la tension », a commenté Kjell Lindgren, le porte-parole de la police de Stockholm. Durant ces nuits de violences, des dizaines de personnes ont été interpellées et des centaines de voitures ont été incendiés tout comme deux écoles.

Ces incidents ont provoqué dans le pays un débat sur l’intégration des immigrés et de leurs descendants. Ils représentent environ 15 % de la population et se concentrent principalement dans les quartiers pauvres. Avec un taux de chômage plus important que le reste de la population (8,8 % à Husby en 2012, contre 3,6 % à Stockholm), les habitants de ces banlieues subissent une grande précarité.

L'extrême droite a tôt fait de relier l'origine ethnique aux violences. Ce sont pourtant bien la pauvreté, les discriminations et le sentiment d'exclusion vécus dans les banlieues qui expliquent en grande partie les émeutes.

Le gouvernement conservateur suédois a tout de même assuré que la situation des immigrés dans le pays s’améliorait. Le Premier ministre, Fredrik Reinfeldt, a rappelé, mardi 21 mai, que le chômage et les crimes avaient chuté dans le quartier de Husby au cours des sept dernières années.

En Suède, où la montée de l'extrême-droite est perceptible, des incidents du même type s'étaient déjà produits en 2008 et en 2010 mais ils n'avaient jamais duré aussi longtemps et n'avaient pas eu non plus une telle ampleur.

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