L'hôpital Antoine-Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine), a "mis en place une consultation d'éthique qui permet aux couples qui ont des questions morales de venir s'exprimer", explique le Pr René Frydman, chef du service obstétrique. "Il y a une mobilisation vis-à-vis du personnel, pour leur rappeler que l'hôpital n'est pas un lieu d'expression des croyances des uns et des autres, et vis-à-vis des patients afin de faire respecter le mode de fonctionnement de l'hôpital".
"Le plus important", souligne Igor Popovic, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Bichat, "c'est de pouvoir expliquer tout cela aux patients, et quand on prend le temps de discuter, de leur expliquer qu'en cas d'urgence, ce sera peut-être un médecin homme qui sera là, ça passe toujours".
Pour Isabelle Lévy, spécialiste des questions de religion à l'hôpital, une charte, telle que celle proposée lundi par le Haut conseil à l'intégration, "ne servira à rien, ce sera juste un document de plus. Ce qu'il faut, c'est plus de moyens en personnels, et plus de moyens en formation, pour permettre aux soignants de savoir quoi répondre aux demandes des patients".