"Nicolas Sarkozy veut ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante, il veut diviser les Français, mettre une partie de l'opinion au service d'une cause simplificatrice et enfin, engager une manoeuvre politique, quand il faut répondre aux besoins de l'école et de l'avenir des enfants", a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, après l'annonce du chef de l'Etat.
"Faut-il que Nicolas Sarkozy soit en difficulté dans l'opinion comme le prouvent les sondages, mais aussi dans sa majorité comme l'ont démontré les incidents et les couacs de ces dernières semaines, pour qu'il prenne une initiative aussi malencontreuse", s'est encore interrogé M. Hollande, qui a rappelé que "c'est précisément dans un contexte de conflit que [le chef de l'Etat] devrait apaiser, concerter, dialoguer".
Jugeant le projet de texte de Nicolas Sarkozy "à la fois inapplicable et inconstitutionnel", le Premier secrétaire du PS a estimé que "ce n'est pas pour améliorer le fonctionnement de l'école ou pour permettre l'accueil des enfants des familles modestes qu'il prend cette initiative, mais pour plaire à la frange la plus conservatrice de sa majorité et pour remobiliser les rangs de son parti."
"Le droit de grève, c'est la ligne rouge à ne pas franchir", a pour sa part déclaré Gérard Aschiéri, le secrétaire général de la FSU, tandis que le SNES-FSU parle de "provocation".
Enfin, cette mesure serait selon le maire PS de PAris Bertrand Delanoë, "contraire à la libre administration reconnue aux communes par la Constitution".