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Sur le vif

Serbie: un ultranationaliste à la tête du parlement

| Mardi 8 Mai 2007



La Serbie traverse une crise après l'élection d'un ultranationaliste à la tête du parlement, résultat des divisions des réformateurs pro-européens qui, malgré des encouragements de Bruxelles, ont échoué à former un gouvernement plus de trois mois après des législatives.

Le chef du Parti Radical serbe (SRS, ultranationaliste), l'eurosceptique Tomislav Nikolic, a été élu grâce au soutien du Parti Démocratique de Serbie (DSS) du Premier ministre sortant, Vojislav Kostunica, un nationaliste modéré, pourtant engagé dans des discussions avec le Parti Démocratique (DS) du président pro-européen Boris Tadic pour former un gouvernement réformateur.

Le SRS, ancien allié du président autoritaire défunt Slobodan Milosevic et dont le président est toujours l'ex-paramilitaire Vojislav Seselj, jugé à La Haye pour crimes de guerre, est avec 81 députés le parti le plus représenté au parlement qui compte 250 sièges. L'accession à la tête du parlement de son leader en Serbie est susceptible de provoquer l'inquiétude de l'Union européenne (UE) qui après les législatives de janvier dernier a multiplié les appels pour la formation rapide d'un gouvernement réformateur à Belgrade.

"La Serbie risque désormais de faire face à un certain degré d'isolement sur la scène internationale", a estimé ainsi le sociologue Jovo Bakic. "Je ne suis pas un danger pour la Serbie", a toutefois assuré M. Nikolic qui après son élection est devenu la seconde personnalité la plus prestigieuse de Serbie, appelé à remplacer le chef de l'Etat en cas d'empêchement.

Les réformateurs n'ont désormais que quelques jours pour s'entendre puisque selon la Constitution un nouveau gouvernement doit être formé dans un délai de trois mois après des législatives. Si la date limite, le 14 mai, était dépassée un nouveau scrutin devrait être organisé.




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