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Ségolène Royal publiquement désavouée par son parti

| Mercredi 13 Juin 2007

Dès le lendemain du premier tour des législatives, elle s’était à nouveau lancée dans la bataille, soutenant des candidats en difficulté à Paris ou prenant contact avec François Bayrou. Tout ceci sans en référer au Parti socialiste. Son compagnon avait ironisé sur la « démocratie téléphonique », aujourd’hui c’est le parti qui désavoue son ex-candidate et sa stratégie de rapprochement avec le MoDem.



Ségolène Royal
Ségolène Royal
Réuni hier soir mardi, le Bureau national du Parti socialiste a rejeté la stratégie d’ouverture au MoDem voulue par Ségolène Royal avant le second tour des élections législatives. « Le bureau national a été unanime sur la question des rapports avec le MoDem : on n’est pas dans une discussion d’appareil » a déclaré Benoit Hamon, porte-parole du Parti peu après la réunion hier soir lors d’un point presse. « Il n’y aura aucun accord politique entre les deux tours entre nos formations, car ni le MoDem ni le PS ne le souhaitent » a-t-il ajouté, précisant que « ceux qui disent autre chose ne rendent pas service au PS ».

Benoit Hamon a par ailleurs précisé que Pierre Mauroy, lors d’une allocution solennelle prononcée devant le bureau national, a estimé que la stratégie adoptée par le Parti relevait « des instances du parti et du premier secrétaire, et de personne d’autre ». Soutien de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle, Pierre Mauroy a estimé qu’elle gardait « une forme de légitimité mais, en ce qui concerne la ligne du parti, c'est le Premier secrétaire ».

Directement visée et désavouée, Ségolène Royal, en déplacement en Charente-Maritimes, a déclaré, ironique : « Ça serait bien que, de temps en temps, la politique soit simple comme un coup de fil. Il n'y a vraiment qu'en France où la politique est tellement rigide qu'un coup de téléphone défraie la chronique et fait la une des journaux. »

François Bayrou lui, pour « éviter toute ambiguïté » et pour garder son « indépendance », avait choisi hier de ne pas répondre à l’appel téléphonique de Ségolène Royal, et de ne pas donner de consignes de vote pour le second tour.





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