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Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy : deux semaines pour convaincre le plus largement possible

| Lundi 23 Avril 2007

Le duel sera classique. Ce sera celui de la droite contre la gauche. Ce 22 avril 2007, les candidats des deux grands partis de gouvernement auront rassemblé des électeurs ayant apparemment privilégié le vote utile contre celui de protestation ou de conviction. Résultat : un score honorable pour Ségolène Royal, qui souhaite maintenant rassembler autour de sa candidature le plus largement possible.



Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, avait promis un « tsunami » lors de cette élection présidentielle. C’est une claque qu’aura reçu le candidat d’extrême droite et c’est la véritable surprise de ce premier tour.. Avec 10,51% des suffrages, Le Pen a pâti de l’aptitude du candidat UMP Nicolas Sarkozy à chasser sur les terres frontistes ainsi que d’un taux d’abstention exceptionnellement bas.

Autre surprise de ce premier tour, la retour du centrisme dans la vie politique française. Sept millions de Français ont donné leurs voix au candidat de l’UDF François Bayrou, soit 18,5% des suffrages exprimés. Les électeurs « ont formé une force nouvelle. Il y a enfin un centre en France, un centre large, un centre noble, un centre indépendant, capable de parler et d'agir au-delà des frontières d'autrefois » a déclaré hier M. Bayrou, insistant sur le fait qu’il « ne reviendrait pas en arrière » et « n’abandonnerait aucune de ses convictions ». François Bayrou n’a par ailleurs pas pour le moment donné de consignes de vote pour le second tour. « Nous allons réfléchir à la meilleure façon non seulement de nous faire entendre et de nous faire respecter » a quant à lui précisé Jean-Christophe Lagarde, député UDF de Seine-Saint-Denis et maire de Drancy.

A la gauche de la gauche, les consignes de vote ont été plus ou moins claires en faveur de Ségolène Royal. Dominique Voynet, candidate des Verts, Marie-Georges Buffet pour le Parti communiste et Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière ont clairement appelé à voter pour la candidate du PS. Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a quant à lui a appelé à « battre la droite dans la rue et dans les urnes » tandis que José Bové a prôné une « gauche unie et forte ».

A droite, Jean-Marie Le Pen a déclaré : « Nous verrons cela dans les jours qui viennent, et ce n’est pas à l’ordre du jour. […] Je donnerai une consigne le 1er mai » et Philippe de Villiers a estimé n’être « pas propriétaire de ses voix ».

Quoi qu’il en soit, les candidats qualifiés pour le second tour le 6 mai devraient débattre en tête à tête le 2 mai prochain. Le défi pour eux réside dans leur capacité à rassembler au delà de leurs formations et le plus largement possible. Attention aux grands écarts !





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