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Ségolène Royal conseille à Nicolas Sarkozy de 'tenir ses nerfs'

| Lundi 2 Avril 2007

Tandis que les derniers sondages le donnent gagnant au premier tour de l’élection présidentielle avec environ 31% des intentions de vote, Nicolas Sarkozy a choisi, à trois semaines du scrutin, de renouer avec la combativité agressive. Pour Ségolène Royal, le candidat de l’UMP « a frappé en dessous de la ceinture ». La in de campagne s’annonce musclée.



La dernière ligne droite avant le scrutin présidentiel est engagée, et Nicolas Sarkozy, en avance dans les sondages avec 30 à 32% des intentions de vote, fait de la sécurité un « thème majeur » de campagne. Invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le candidat de l’UMP a estimé « qu’il y a trois sujets majeurs : le travail, son respect, sa rémunération, sa valorisation ; toute la question régalienne - maîtrise de l'immigration et bien sûr les problèmes de sécurité et toute la question de l'identité nationale ».

« Je pense que c'est une erreur de dire que toute la campagne de 2002 s'est jouée sur la sécurité et je pense que c'était une erreur de dire, ou d'affirmer, ou de penser que la sécurité et l'immigration n'étaient plus dans le débat » a précisé Nicolas Sarkozy. Ce dernier, attaqué sur son bilan à l’Intérieur et interrogé au sujet des derniers événements gare du Nord, a accusé le Parti socialiste d’avoir « perdu tout sens moral » en défendant des « voyous ». Lors d’un meeting tenu vendredi soir à Nice, il a lancé : « Toujours trouver des excuses à ceux qui ne respectent rien, voilà ce que j'appelle la faillite morale d'une certaine gauche ». Attaquant les 35 heures, mesure phare de la gauche, Nicolas Sarkozy a estimé que c’était « une absurdité », « une erreur monumentale », « un suicide économique », et un « massacre social ».

Le candidat de l’UMP, qui a visiblement décidé d’ancrer sa campagne à droite toute et de ratisser large à l’extrême, a déclenché avec ses propos une cascade de réactions vives de la part des deux autres « grands » candidats.

« Insultants » : c’est ainsi que Ségolène Royal, invitée elle aussi du Grand Jury hier, a qualifié les propos de Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP a « frappé en dessous de la ceinture. […] Lui aussi doit respecter les règles » a-t-elle insisté. « En ce qui me concerne, je respecterai mes adversaires et je ne les traiterai pas de la même façon. Monsieur Sarkozy devrait donner l'exemple ». « L'insulte n'a pas sa place dans une campagne présidentielle. Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs » a par ailleurs déclaré la candidate du PS sur Canal +.

« La violence de ses propos augure mal de l'identité personnelle de Nicolas Sarkozy » a précisé Ségolène Royal, insistant sur le fait que Nicolas Sarkozy doit « rendre des comptes sur ce que disent les Français. 80% d'entre eux estiment qu'il y a une montée des violences et des insécurités. La question est : qu'a fait le ministre de l'Intérieur pendant cinq ans ? »







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