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Sarkozy : 'un président glacé finit par être glaçant'

| Jeudi 21 Juin 2007

Pour sa première intervention télévisée, le Président de la république Nicolas Sarkozy est revenu sur son programme de réforme, qu’il avait par ailleurs présenté devant les parlementaires UMP peu avant. Pour lui, l‘« ouverture » à gauche, au centre et à la diversité n’est « ni un coup » ni un « truc sans lendemain ».



La président Nicolas Sarkozy
La président Nicolas Sarkozy
Durant cinquante minutes, Nicolas Sarkozy a détaillé hier sur TF1 devant les journalistes Claire Chazal et Patrick Poivre d’Arvor son programme de réformes depuis son bureau de l’Elysée.

« Je prendrais mes responsabilités » avait-il martelé un peu avant lors d’un discours programme prononcé devant les parlementaires UMP. « S'abstenir sur la TVA sociale et regarder passer le train des délocalisations serait non seulement une faute économique, mais une faute morale et une faute politique » avait-il expliqué, précisant que « la TVA sociale » serait « expérimentée ».

« Je ne suis pas un théoricien, je ne suis pas un idéologue, je ne suis pas un intellectuel, je suis quelqu'un de concret » a dit le président devant les journalistes de TF1, ajoutant « je ne pense pas que les Français veuillent un président glacé et qui finit par être glaçant, immobile, comme un masque ».

Revenant sur la composition du gouvernement Fillon II « qui ressemble à la diversité de la France », M. Sarkozy a espéré « que les Français seront fiers de ce gouvernement dont je comprends parfaitement qu'il peut étonner parce qu'il ne ressemble à aucun autre ».

La victoire de la majorité présidentielle aux législatives a été moins large que prévue ? Pour Nicolas Sarkozy, c’est « une réaction normale et saine des Français » pour qu’ « une opposition puisse exister ».

« Mon programme, c'est le travail. […] Toutes les entreprises de transport seront obligées d'avoir un plan de transport minimum les jours de grève » a déclaré le Président de la république dont le ministre du Travail Xavier Bertrand doit présenter jeudi devant les syndicats son projet de loi-cadre sur le service minimum.

A gauche les réactions ne se sont pas fait attendre. Au Parti socialiste, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du Premier secrétaire François Hollande, a estimé que le président « laisse peu de place au Premier ministre et au gouvernement ». « C'est un président qui va décider des orientations, des choix politiques jusque dans le détail, qui laisse peu de place aussi au dialogue social. […] Peu de Français vont gagner beaucoup sans travailler plus, et d'un autre côté, une grande majorité de Français travaillera plus, mais va payer plus » a-t-il ajouté.

Pour le Parti communiste français, la prestation télévisée du président est « un exercice d’autosatisfaction ».





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