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Sur le vif

Sarkozy marque à nouveau sa 'rupture'

| Vendredi 13 Juillet 2007



Pour son premier 14 juillet, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois marqué sa "rupture" avec les précédents septennats en renonçant à la traditionnelle interview télévisée, en refusant toute grâce collective et en organisant un grand "concert de la Fraternité".

"Il y a certainement un changement de style", a convenu le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

Le changement le plus visible est la décision de M. Sarkozy de rompre avec une tradition solidement ancrée depuis François Mitterrand et respectée depuis par son successeur Jacques Chirac: l'interview accordée chaque année par le chef de l'Etat à la télévision. "La prise de parole obligée, convenue, à date fixe, ce n'est pas ma conception du dialogue avec les Français", lançait M. Sarkozy dans le Journal du Dimanche du 8 juillet.

Autre "rupture" avec les précédents 14 juillet: la suppression des grâces collectives. Cette décision a suscité l'inquiétude des professionnels qui craignent une ébullition cet été dans des prisons déjà surpeuplées. Un argument rejeté par M. Sarkozy. "Depuis quand le droit de grâce sert-il à gérer les prisons?", s'est-il interrogé dans le JDD en précisant qu'il n'envisageait d'accorder que des grâces individuelles.

M. Sarkozy a aussi voulu innover avec l'organisation le soir du 14 juillet d'une "grande fête populaire" au Champ de Mars, à Paris, dont le point d'orgue sera le concert donné par Michel Polnareff, "un très grand chanteur français qui est parmi les très rares qui touchent toutes les générations de Français", selon M. Martinon. Cette fête, baptisée "concert de la Fraternité", permettra aussi d'entendre plusieurs musiciens européens et s'achèvera avec un feu d'artifice.

C'est sous le signe de l'Europe que Nicolas Sarkozy a placé le défilé militaire avec des contingents des 26 autres membres de l'Union européenne qui descendront les Champs-Elysées, y compris des unités de pays neutres comme le Danemark

Le président de la République a d'autre part choisi d'honorer cette année les "héros" et les "victimes" lors de la garden-party de l'Elysée. M. Sarkozy n'a pas bouleversé cette traditionnelle réception qui réunit des milliers de personnes - personnalités et anonymes - dans les jardins de la présidence, même si le nombre des invités a été fortement réduit.




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