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Sarkozy : 'Ma pensée va à madame Royal'

| Lundi 7 Mai 2007

A partir du 16 mai 2007 et jusqu’en 2012, le sixième président de la Vème République s’appellera Nicolas Sarkozy. Le candidat de l’UMP a largement battu Ségolène Royal, avec un score d’un peu plus de 53,28% des suffrages contre 46,72% à sa rivale du Parti socialiste. Avec une participation record de près de 85% des électeurs, c’est une large victoire mais aussi une légitimité incontestable que remporte Nicolas Sarkozy.



Sarkozy : 'Ma pensée va à madame Royal'
Le 16 mai prochain, Jacques Chirac cèdera la place au Palais de l’Elysée à Nicolas Sarkozy, qui sera officiellement intronisé Président de la République. Le nouvel élu s’est engagé dans son discours prononcé salle Gaveau devant les militants UMP à être le « président de tous les Français ». « Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j'ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus » a par ailleurs ajouté Nicolas Sarkozy qui a estimé que « le peuple français s'est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. »

Ségolène Royal elle s’est exprimée immédiatement après la proclamation des résultats à 20h. Sous les cris de « Merci Ségolène ! », la candidate socialiste a tenu à remercier « les 13 à 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance ». «  Je mesure leur déception et leur peine » a-t-elle ajouté, « mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous ». « J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche » a-t-elle précisé, ajoutant que « pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles », les militants PS pouvaient d’ores et déjà compter sur elle. « C’est la condition de nos victoires futures » a-t-elle prévenu.

Pour célébrer la victoire de leur champion, c’est sur la place de la Concorde que se sont réunis les milliers de militants et autres sympathisants de l’UMP. Là, des chanteurs tels que Enrico Macias, Faudel, Gilbert Montagnié ou encore Mireille Mathieu se sont succédés sur l’estrade avant l’arrivée, vers 23h10, de Nicolas Sarkozy accompagné de son épouse Cécilia. Ce soir, c'est la victoire de la France. « Il n'y a qu'une seule France. Je vous demande, d'être généreux, tolérants, fraternels. […] Chacun aura sa chance mais cette chance, il faudra qu'il la mérite, par son travail, par son engagement personnel » a lancé le nouveau président aux près de 30 000 personnes qui, selon la police, étaient réunis à ce moment Place de la Concorde.

Tandis que, à droite, on savoure la victoire, à gauche, les esprits se tournent désormais vers les échéances législatives mais aussi vers une réflexion en profondeur autour du renouveau du Parti socialiste. Dominique Strauss-Kahn a déjà commencé à semer le trouble au sein de son parti, en se disant hier à la télévision « disponible pour la suite ». « La rénovation social-démocrate que j'ai initiée ne l'a pas encore emporté dans le camp socialiste. Il faut maintenant mettre en oeuvre ce renouveau, c'est la condition de l'espoir et moi je suis disponible pour cela » a-t-il précisé. « C'est très médiocre. Taper comme un sourd sur les copains ! Il y a des militants et des électeurs de gauche dans ce pays ! » Ça pouvait attendre un mois ! Il est très bizarre, ce Dominique », s’est emporté Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal.





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