Interrogée par l'AFP, Marie-Christine Blandin, sénatrice Verte du Nord, a fustigé "une arrestation massive aveugle". Alors que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy affirme qu'il ne procédera "pas (à) des régularisations massives" mais examinera les dossiers "au cas par cas", "le préfet du Nord nous prouve le contraire: ce n'est pas du cas par cas, c'est la grosse rafle", a-t-elle dénoncé.
En visite samedi le centre de rétention de Lesquin (Nord), Mme Blandin a souligné qu'elle y avait "rencontré des gens complètement traumatisés par la violence de leur arrestation, violences physiques (...) mais surtout psychologiques", les interpellés ayant par exemple été traités, selon elle, de "bougnoules" par les policiers.
Alors que les sans-papiers poursuivaient leur grève de la faim, les pompiers ont indiqué lundi avoir dû transporter, comme la veille, une vingtaine de personnes vers des hôpitaux. Une situation qui engendre parfois tension ou lassitude, les pompiers évoquant des "manoeuvres répétitives" et le Samu reconnaissant des difficultés.
Mercredi, environ 120 personnes, essentiellement des Algériens et Guinéens, avaient été interpellées dans le parc de la Bourse du travail de Lille, où elles s'étaient installées avec des tentes le 25 juillet. Une soixantaine affirmait observer une grève de la faim, pour certaines depuis le 15 juin, afin d'obtenir une régularisation.