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Monde

Rio 2016 : ce qu’il faut retenir des Jeux Olympiques

Rédigé par Samba Doucouré | Mardi 23 Août 2016

La quinzaine olympique à Rio, au Brésil, fut riche et intense en émotions. La rédaction de Saphirnews a sélectionné les quelques informations (positives) à retenir.




L’exceptionnel parcours de la Team Solide

L’équipe de France de boxe a été la révélation des Jeux Olympiques de Rio. En 2012, les Français avaient quitté la compétition sans remporter la moindre médaille. Pour cette édition, ils ont dépassé toutes les espérances en gagnant six médailles, deux de chaque couleur. Le capitaine Souleymane Cissokho (– 69 kg) a atteint son objectif personnel, en ramenant à Paris une médaille de bronze.

Estelle Mossely (– 60 kg) est entrée dans l’Histoire en devenant la première française championne olympique de boxe. Sarah Ourahmoune (– 51 kg) est la belle histoire de cette équipe. Échouant à se qualifier aux JO de 2012, elle raccroche les gants et devient mère avant finalement de s’offrir un dernier défi. La boxeuse de 34 ans, originaire d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) termine médaille d’argent.


Le geste politique de l’Éthiopien Feyisa Lilesa

Grande fête sportive, les Jeux Olympiques sont aussi une importante manifestation politique. Le geste le plus fort des Jeux de Rio est sans contexte celui de l’Éthiopien Feyisa Lilesa qui a croisé ses poings au niveau de sa tête lors de son arrivée durant l’épreuve de marathon.

En conférence de presse, il a déclaré : « C'est un signe de soutien aux manifestants qui sont tués par le gouvernement de mon pays. Ils font le même signe là-bas. Je voulais montrer que je n'étais pas d'accord avec ce qui se passe, j'ai des proches et des amis en prison. Le gouvernement tue mon peuple, les Oromos, des gens sans ressources. Des risques ? Peut-être que je vais être tué, peut-être que je vais être mis en prison, retenu à l'aéroport, ou obligé de partir dans un autre pays. »



Le continent africain bat son record de médailles

Avec un total de 45 médailles, l’Afrique améliore son précédent record de 40 médailles obtenu à Pékin en 2008. L’athlétisme reste le premier fournisseur en médailles (28, dont 9 en or) en particulier grâce au Kenya (13 médailles) et l’Éthiopie (8 médailles).

Les Algériens Larbi Bourrada (décathlon) et Taoufik Makhloufi (1 500 m) ramènent chacun un titre de vice-champion olympique. On retiendra la médaille d’argent au javelot du Kényan Julius Yego, qui, faute d’infrastructures nécessaires dans son pays, a appris la discipline grâce à des tutoriels sur YouTube.

L’Afrique a également conquis de nouveaux terrains à Rio. Quatre médailles ont été remportées en taekwondo, dont deux grâce à la Côte d’Ivoire. Cheick Cissé a offert à son pays la première médaille d’or ivoirienne aux JO en – 80 kg. Il a battu en finale le Nigérien Issoufou Alfaga Abdoulrazak.

La Tunisie a également contribué à inscrire l’Afrique dans l’histoire des JO grâce aux métaux dorés rapportés par la lutteuse Mawra Amri et l’escrimeuse Ines Boubakri qui sont devenues les premières femmes africaines à remporter une médaille dans leurs disciplines respectives. Enfin, Mohamed Rabii médaillé de bronze en boxe (– 69 kg) a donné au Maroc son unique médaille.

Les femmes à l’honneur

L’escrimeuse Ibtihaj Muhammad est la première sportive en hijab à représenter les Etats-Unis aux Jeux Olympiques. Défaite en huitièmes de finale en individuel, elle remporte le bronze en équipe. L’Égyptienne Sarah Ahmed, en obtenant le bronze, devient la première femme arabe médaillée en haltérophilie.

Et la taekwondoïste Kimia Alizadeh, également médaillée de bronze, est la première femme iranienne à décrocher une médaille olympique. Âgée de seulement 18 ans, la jeune fille est pleinement consciente de la portée historique de sa victoire : « Je suis contente, pas seulement pour moi-même mais aussi pour toutes les filles iraniennes, car cette médaille ouvre la voie aux autres filles pour obtenir d'autres médailles. »

Enfin, elle n’a pas remporté de médaille mais sa présence était en soi remarquable : la nageuse syrienne Yusra Mardini a concouru dans l’équipe olympique des réfugiés. L’an dernier, le canot surchargé dans lequel elle s’était embarquée avec sa famille menaçait de couler. Du haut de ses 17 ans et en compagnie de sa sœur, elle s’était jetée à l’eau pour remorquer l’embarcation pendant trois heures et demie. Elle a ainsi sauvé la vie de 18 personnes et rejoignant l’île grecque de Lesbos.





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