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Retour d'une police de quartier

| Mardi 15 Janvier 2008

Lundi, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé la création à titre expérimental en Seine-Saint-Denis d'une police de quartier dans des secteurs sensibles. Pour le PS « on a perdu du temps».



Retour d'une police de quartier
Unités territoriales de quartiers

Hier, la ministre de l'Intérieur est venue présenter son plan à Saint-Denis, et a annoncé la création d'"unités territoriales de quartier" à titre "expérimental" à compter de mars au sein de la police de ce département. Ces équipes seront affectées dans des secteurs ciblés: "plusieurs quartiers de Clichy/Montfermeil dont le Chêne pointu, le Bois du temple et les Bosquets; le Franc-Moisin/Bel-Air à Saint-Denis; les 4.000 à La Courneuve", a-t-elle précisé devant un auditoire d'élus, policiers et responsables locaux.

Ces unités seront composées de "trente volontaires" ayant deux ans d'ancienneté. Elles "seront sur le terrain pour faire respecter l'autorité de l'Etat et le respect de la loi, là où il le faut et à l'heure où il le faut", a prévenu "MAM".

Cette expérimentation "pourra ensuite être étendue" à d'autres départements "qui connaissent les mêmes problèmes".


"Il ne s'agit pas de refaire des postes de police de proximité"

Pour la ministre "il ne s'agit pas de refaire des postes de police de proximité". "Je ne veux pas d'une fausse proximité" ni "d'une police qui joue le rôle des associations. Je veux une police qui soit proche des gens", expose-t-elle dans "Le Parisien", plaidant pour "une présence permanente, active, visible et dissuasive".

Mise en œuvre à partir de 1999 par le gouvernement de Lionel Jospin, la police de proximité avait été supprimée par Nicolas Sarkozy en 2003 au motif qu'elle était trop centrée sur le travail de prévention, et pas assez sur l'investigation et l'interpellation.


On a perdu du temps

"C'est un discours intéressant, de rupture avec ce que nous a raconté Nicolas Sarkozy pendant cinq ans", "j'aurais aimé l'entendre avant, on a perdu du temps", a commenté Daniel Goldberg, député socialiste de Seine-Saint-Denis.

Comme M. Goldberg, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a toutefois interprété ce discours comme la marque d'un retour à une police de proximité "que nous étions un certain nombre d'élus à trouver efficace".

"On a perdu 5-6 ans déjà. Il ne faut plus perdre de temps maintenant pour relancer une vraie dynamique de confiance entre la police et la population", a souligné M. Dilain, selon lequel 10 policiers sur son secteur, "c'était vraiment un minimum". "A la belle époque, les agents dédiés au travail de proximité ont été jusqu'à 27" sur sa ville, a-t-il rappelé.

Ces mesures "sont bonnes" mais "elles n'auront d'effet que si en matière de logement, d'emploi, de lutte contre les discriminations, on a également des mesures importantes", a-t-il averti, faisant allusion au plan banlieues, dont l'annonce a été repoussée à février. Il faudra que "cette nouvelle police de proximité soit également une police d'innovation", a estimé en outre le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard.

Pour sa part, le maire de Montfermeil Xavier Lemoine, l'un des rares élus UMP à avoir publiquement souhaité le retour d'une police de quartiers, s'est "réjoui qu'un nouveau dispositif --beaucoup plus partenarial-- soit testé".







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