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Reprise du procès de l'Arche de Zoé

| Samedi 22 Décembre 2007

Hier vendredi 21 décembre, a repris à N'Djamena au Tchad, le procès des membres de l'Arche de Zoé pour tentative d'enlèvement de 103 enfants le 25 octobre dernier. C'est Eric Breteau, le chef du groupe, qui a été entendu hier, et ce dernier a réaffirmé avoir voulu "sauver des enfants du Darfour".



Eric Breteau, président de l'Arche de Zoé
Eric Breteau, président de l'Arche de Zoé
Le procès des six Français, trois Tchadiens et un Soudanais devant la Cour criminelle de N'Djamena dans l'affaire de l'Arche de Zoé a reprishier vendredi 21 et se poursuit ce samedi 22 décembre avec la convocation à la barre de l'infirmière du groupe, Nadia Mérimi. Les membres de l'Arche de Zoé sont accusés de "tentative d'enlèvement" de 103 enfants "tchadiens" qu'ils ont "tenté de déplacer clandestinement en France", de "faux et usage de faux en écritures publiques".

Hier vendredi, au premier jour du procès, Eric Breteau, dans un discours fleuve, a démenti avoir voulu enlever des enfants Tchadiens. Arrivé au tribunal avec un polo blanc neuf frappé du nom de "Children Rescue" (le nom que s'était donnée l'association Arche de Zoé au Tchad), Eric Breteau a insisté sur le fait qu'il avait été "abusé" concernant l'identité des 103 enfants Tchadiens, des enfants qu'il voulait "sauver de la mort". "C'était une opération conforme au droit international", a-t-il déclaré, précisant : "Personne n'a jamais émis le moindre doute sur l'origine soudanaise des enfants présents dans nos bases." Eric Breteau a par ailleurs accusé leurs deux intermédiaires locaux d'avoir présenté les enfants comme des "enfants du Darfour".

De son côté, interrogé hier vendredi 21 décembre sur LCI, le secrétaire d'état français à la Coopération, Jean-Marie Bockel, a déclaré que des "discussions au plus haut niveau" étaient en cours afin d'organiser le rapatriement des Français de l'association Arche de Zoé. "Nous sommes, y compris au plus haut niveau, en discussion permanente avec les autorités tchadiennes. Quand je dis au plus haut niveau, je dis qu'il y a eu constamment des contacts y compris il y a quelques jours à Paris au plus haut niveau, c'est-à-dire au niveau des présidents", a ainsi déclaré M. Bockel.




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