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Réforme des universités : Sarkozy veut éviter la crise

| Mercredi 27 Juin 2007

Différant d’une semaine l’examen du projet de loi sur l’autonomie des universités, le Président de la République Nicolas Sarkozy a reçu durant deux journées les syndicats et autres organisations étudiantes afin de désamorcer une crise naissante sur un sujet sensible.



Bruno Julliard, de l'UNEF, et Julie Coudry, de la Confédération étudiante
Bruno Julliard, de l'UNEF, et Julie Coudry, de la Confédération étudiante
C’est « un texte enrichi par le dialogue » qui sera finalement présenté en Conseil des ministres, a déclaré Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à l’issue de deux jours de discussion avec tous les partenaires concernés par le dossier. Deux jours durant lesquels le président Sarkozy se sera investi personnellement afin de désamorcer une crise naissante. « Les inquiétudes des uns ont été entendues, la volonté de changement des autres l'a été aussi » a ajouté Valérie Pécresse.

« Nous sommes satisfaits mais vigilants. Depuis un mois, ce sont surtout les étudiants qui font des compromis, nous sommes plutôt heureux de constater que le gouvernement est prêt à en faire » a pour sa part estimé Bruno Julliard, président de l’UNEF, pour qui le gouvernement et le Président « ont compris qu'il serait dommage que la réforme soit mise en échec pour quelques points que l'on n'aurait pas voulu négocier ».

Pour Julie Coudry, de la Confédération étudiante, « cet accord est plus que jamais à portée de main ».

Trois points du projet de loi alimentent la discorde. Sur l’autonomie financière des universités, « nous ne voulons pas d'universités qui fonctionnent à triple ou quadruple vitesse » a déclaré un syndicaliste étudiant. Les syndicats craignent en effet des inégalités croissantes entre universités.

Concernant la sélection en master 1, « les inscriptions dans les formations de deuxième cycle (master 1, bac +4) sont ouvertes, dans les conditions définies par le conseil d'administration », stipule le projet de loi de Valérie Pécresse. Pour les syndicats, un étudiant de niveau licence ne pèse pas beaucoup sur le marché du travail.

S’agissant enfin de la composition et la taille des conseils d’administration, limité à 20 membres, les syndicats étudiants craignent d’y devenir « la portion congrue » et d’y voir un président qui « régnerait sans partage ».




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