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Sur le vif

Recherchés pour génocide et remis en liberté

| Jeudi 2 Août 2007



Mercredi, la cour d'appel de Paris a décidé de remettre en liberté les deux Rwandais recherchés pour génocide et arrêtés en France le 20 juillet.

Présidée par Edith Boizette, la chambre de l'instruction a ordonné la libération immédiate des deux hommes qui étaient en détention provisoire. Le parquet général, qui avait requis la validation des mandats d'arrêt, a la possibilité de se pourvoir en cassation.

Wenceslas Munyeshyaka, un prêtre catholique de 49 ans, et Laurent Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), 62 ans, ont été interpellés en exécution de mandats émis le 21 juin par le TPIR qui les a inculpés de génocide et crimes contre l'humanité.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a jugé que la demande d'arrestation et de maintien en détention en France des deux hommes, formulée par le TPIR, n'étaient pas exécutables, notamment au regard de la loi sur la présomption d'innocence.

Kigali a aussitôt réagi, estimant que la décision de la justice française n'était pas "judiciaire" mais "politique". "Ce n'est pas une décision judiciaire (...). Il y a d'autres motifs derrière", a déclaré à l'AFP le représentant rwandais auprès du TPIR, Aloys Mutabingwa à Arusha, ville du nord de la Tanzanie qui abrite le TPIR.

"Des hommes comme (le juge Jean-Louis) Bruguière se cachent derrière leur métier de juge pour prendre des décisions politiques comme celle" prise mercredi, a-t-il estimé.

Le père Wenceslas, qui officie à Gisors (nord-ouest de la France) depuis 2001, a été condamné en 2007 par contumace à la réclusion à perpétuité par un tribunal rwandais.

Il a estimé mercredi qu'il "faisait l'objet d'accusations graves sans fondement". "A l'issue de l'instruction, le peuple français se rendra compte qu'il n'a pas accueilli un génocidaire mais un défenseur des libertés", a-t-il lancé derrière le box.




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