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Quand une chapelle de Clermont-Ferrand sert de mosquée pendant 33 ans

Rédigé par Yves Le Faou | Dimanche 15 Mai 2011



Les musulmans de la mosquée de Clermont-Ferrand ont rendu vendredi après-midi aux soeurs de Saint-Joseph les clés d'une chapelle qu'ils ont utilisée comme lieu de culte pendant 33 ans.

La lumière inondant la salle de prière répondait à celle émanant des paroles prononcées. Plus que de dialogue interreligieux, il s’agissait, vendredi après-midi, selon l’expression même de Karim Djermani, président de l’association de la grande mosquée de Clermont-Ferrand, d’« un moment d’amitié et de fraternité véritables ».

Le recteur de la mosquée, le Cheik Mahdjoub, en a rappelé l’origine. : « Les fils de l’Islam n’ont pas oublié que la première main fraternelle qui s’est tendue vers eux était celle de catholiques ».

Le service de Dieu

L’histoire remonte à 1977. Les Musulmans clermontois sont en recherche d’un lieu de culte, et leurs associations n’ont pas les moyens d’en financer un. La congrégation des soeurs de Saint-Joseph, elle, dispose d’un ensemble immobilier, le refuge du Bon Pasteur, dont la chapelle ne leur sert pas. Son utilisation est alors proposée, à titre gracieux, à l’amicale des Algériens et Marocains de France. Pendant plus de trente ans, la petite église va vivre au rythme des prières et cérémonies de la communauté musulmane. Laquelle, au fil du temps, s’est considérablement étoffée. Ses lieux de culte se sont multipliés en rapport. Avec, en point d’orgue, l’ouverture récente, rue du Docteur Nivet, de la grande mosquée de Clermont. Dès lors, la chapelle de la rue Sainte-Claire pouvait être restituée.

Symboliquement, ce sont ses clefs qui ont été rendues, vendredi, lors d’une cérémonie associant les représentants des différentes religions issues du « Livre ». Le recteur Mahdjoub s’est réjoui de cette occasion de réunir « les enfants d’Abraham ». Puis il a remis officiellement les vieilles clés de la chapelle à la soeur Thérèse. Représentant la congrégation, elle était, à l’époque, signataire de la convention de mise à disposition du lieu de culte. Tout aussi symboliquement, la communauté musulmane lui a offert une calligraphie dont les caractères arabes signifient « Merci du fond du coeur ». En réponse, soeur Thérèse s’est déclarée « heureuse de cette reconnaissance, dans la même direction, celle du service de Dieu ».

Auteur : Yves Le Faou

Source : www.lamontagne.fr






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