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Pour la Maison Blanche, 'la violence doit cesser' à Gaza

| Lundi 3 Mars 2008

Après la condamnation par le Conseil de sécurité de l'ONU des violences à Gaza et dans le sud d'Israël, c'est toute la communauté internationale, y compris les Etats-Unis, qui, en termes diplomatiques, condamne "l'usage disproportionné" de la force par l'armée israélienne. Des termes employés par le président slovène qui préside l'Union européenne actuellement, et qui souligne le fait que de tels actes restent "contraires" au droit international.



Réactions internationales

"La violence doit cesser et les discussions doivent reprendre", a déclaré samedi Gordon Johndroe, un des porte-parole de la Maison Blanche, ajoutant que "les Etats-Unis regrettent les pertes en vies humaines israéliennes et palestiniennes et lancent un appel à la fin des violences et de tous les actes de terrorisme dirigés contre des civils innocents", et précisant qu'il existait une "nette différence" entre les tirs de roquette des Palestiniens et les réactions de l'armée israélienne.

Depuis le Vatican, le Pape Benoît XVI en a quant à lui appelé à l'arrêt "unilatéral et sans conditions" des affrontements, ainsi qu'à "un respect absolu de la vie humaine".

Pour le président de l'Union européenne, le président slovène, "l'usage disproportionné" de la force par Tsahal est "contraire" au droit international; ce dernier "réitérant" toutefois "sa condamnation de la poursuite des tirs de roquettes".

Pour l'OCI, l'Organisation de la conférence islamique, l'offensive d'Israël à Gaza constitue un "crime de guerre", tandis que la Mauritanie estime que l'opération est une "punition collective".

De plus, des manifestations en faveur des Palestiniens et pour l'arrêt des violences ont eu lieu un peu partout dans le monde, que ce soit en France ce dimanche ou en Italie, en Egypte ou encore à Rabat au Maroc.

'Suspension des négociations'

De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décrété "la suspension des négociations et de toute forme de contacts à tous les niveaux parce que c'est devenu vide de sens à la lumière de l'agression israélienne". C'est son porte-parole, Nabil Abou Rdeinah, qui l'a annoncé dimanche.

Pour Arye Mekel, la porte-parole de la ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, cette suspension constitue "une erreur"; cette dernière espérant que les négociations reprennent "dans un très proche avenir".





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