"Ce fut une erreur de tourner le dos à notre passé et de renier d'une certaine façon des racines qui sont évidentes. Et qu'on ne vienne pas me dire qu'on remet en cause la laïcité, il suffit de survoler la France pour voir ce long manteau d'églises. Et quand même, dire qu'en Europe il y a des racines chrétiennes, c'est tout simplement faire preuve de bon sens, renoncer à le dire c'est tourner le dos à une réalité historique. Si on renie son histoire, on ne prépare pas son avenir", a déclaré Nicolas Sarkozy mercredi 30 janvier devant la convention de l'UMP consacrée à l'Europe.
Le président français s'exprimait en présence de la chancellière allemande Angela Merkel. A l'époque, au moment du débat devant mener à la rédaction, par la convention présidée par l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, du traité constitutionnel européen, la France présidée par Jacques Chirac était absolument contre la mention de ces racines chrétiennes européennes.
Aujourd'hui, le traité simplifié européen indique que "s'inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe, à partir desquels se sont développées les valeurs universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, ainsi que la liberté, la démocratie, l'égalité et l'Etat de droit".