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Police : appel au secours

| Lundi 16 Octobre 2006

Dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 octobre une équipe de police de la Brigade Anti Criminalité (BAC) a été agressée à Epinay sur Seine. Ce qui semblerait être un « guet-apens », causant l’hospitalisation d’un policier, a renforcé le « ras le bol » de la profession. De nombreux syndicats s’insurgent contre la politique du ministère de l’intérieur.



Police : appel au secours

Agressions

Ce week-end à Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis (93), une patrouille de trois policiers de la Brigade Anti Criminalité a été pris dans ce qui semblerait être un « guet-apens ». Après avoir été appelés concernant des faits de violence et un vol à la roulotte, les policiers se sont fait agressés par 30 à 50 jeunes qui se sont mis à jeter des pierres. Selon les policiers, l’allée de la cité d’Orgemont, à Epinay sur Seine, était bloquée par une Renault 19. M. David Skuli, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), évoque « une opération préparée » : « On peut clairement parler de guet-apens quand un véhicule de police essaye de progresser dans une cité et qu'un autre lui fait barrage », a-t-il ajouté. Selon la DDSP, il y a eu « des coups de feu de la part des agresseurs et des tirs en l'air des policiers », durant l’altercation. Christophe, un policier âgé de 30 ans, a été hospitalisé à Eaubonne (Val d’Oise), blessé à la mâchoire par un jet de pierre. Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy lui a adressé son soutien.

« Nous payons aujourd’hui le prix fort du démantèlement de la police de proximité qui a conduit à la perte de contrôle des zones de non droit de manière totale et définitive. (…) Nous mettons en garde Nicolas Sarkozy à ne pas instrumentaliser cette affaire à des fins personnels en menant une opération de télé-réalité de grande envergure comme ce fut le cas aux Tarterêts et aux Mureaux. » Prévient le syndicat, Action Police. En effet, deux autres incidents, surmédiatisés, ont mis face à face des policiers isolés et des groupes de jeunes en banlieue parisienne, notamment dans la cité des Tarterêts, le 19 septembre à Corbeil-Essonnes (Essonne) et dans la cité des Musiciens aux Mureaux le 1er octobre. « Les Tarterêts, les Mureaux, et Epinay-sur-Seine, ça commence à faire beaucoup », s'est indigné Bruno Beschizza, de Synergie officiers, ne cachant pas sa crainte de voir monter la tension jusqu'à la présidentielle de 2007. « La situation ne s'est pas améliorée depuis les émeutes de banlieue », rajoute Nicolas Comte, secrétaire général de FO-Police.

Le bilan est clair pour les syndicats de policiers, les violences à leur égard sont en hausse. Le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) a expressément demandé dimanche des « renforts » dans le département de Seine-Saint-Denis. Ce syndicat affirme que « les délinquants des cités du 93 s'apprêtent à fêter violemment » les émeutes de novembre 2005. « Quatorze de nos collègues sont blessés chaque jour en France. Dans la Police Nationale les conditions de travail et la qualité de vie de détériorent constamment. Chaque semaine, en moyenne, un policier se suicide. » Renchérit Action Police.


Déclarations

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat Action Police CFTC, s’est adressé le huit octobre à Guysen news, l’agence de presse francophone israélienne, en ces termes : « Bon nombre de ces individus se livrent à l’Intifada contre les services de l’Etat dans les 600 zones de non droit que compte le territoire national en caillassant avec toutes sortes de projectiles les services de l’Etat au cri d’Allah Akbar. Régulièrement des cocktails Molotov sont lancés contre nos véhicules. Il y a certes des délinquants ordinaires, mais surtout face à nous des Djihadistes qui se livrent à la guerre sainte. Depuis 2002, l’Etat s’est de plus en plus désengagé dans les quartiers, abandonnant le terrain aux radicaux qui imposent la charia aux populations de ces quartiers. »

Jean-Marie Le Pen, président du Front National, a déclaré pour sa part que selon lui les problèmes de banlieues venaient clairement « d’une stratégie de cagoulards » qui aboutira à « une guerre civile ». Il déclare que c’est la conséquence « d’une politique criminelle menée depuis trente ans et qui consiste à avoir laissé rentrer plus de dix millions d’étrangers en France. Ceci abouti à une concentration, en particulier dans les banlieues, de populations étrangères inassimilées. »





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