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Pas content n’est pas français ?!

| Lundi 24 Avril 2006

Samedi 22 avril, salle Gaveau, Nicolas Sarkozy présente son programme « pour une France plus juste », insistant sur le fait que « si certain n’aiment pas la France qu’ils ne se gênent pas pour la quitter », il défend ainsi son projet de loi sur l’immigration qui sera présenté à l’Assemblée Nationale le 2 mai.



Pas content n’est pas français ?!

La France, tu l’aimes ou tu la quittes

C'est donc devant plus de 2 000 militants UMP que Nicolas Sarkozy a déclaré, sous les applaudissements frénétiques, en avoir «plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment d'être obligé de s'excuser d'être français. On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité». D’ailleurs, il invite largement ceux que « cela gêne d’être en France à quitter un pays qu’ils n’aiment pas ». Cette phrase rappel le slogan du Mouvement Pour La France de Philippe De Villiers : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

La Pêche aux électeurs

François hollande ne s’indigne pas que son homologue UMP « répète le discours de la droite extrême » pour séduire les électeurs du FN, il aimerai en faire de même : « Je souhaite qu'ils se reconnaissent en nous », et incite même le premier secrétaire du PS à « se réjouir qu'un dirigeant d'une formation politique républicaine aille les chercher un par un pour les convaincre que Le Pen, c'est une impasse ».

Le Front National a d’ailleurs parfaitement compris les manœuvres visant à le défaire de ces électeurs. Durant son meeting, le 22 avril, dans le Pas-de-Calais, Jean Marie Le Pen s’exprime au sujet des récupérations possibles : «On peut venir à la chasse aux voix du Front national et perdre sa place. On gagne une voix du FN et on en perd trois à son bénéfice.»

Cependant le chef de l'UMP voit une récupération « au-delà du seul critère de la gauche et de la droite » et s’adresse même aux partis de l’extrême gauche, du moins ceux de la « gauche populaire », disant qu’il a plus de respect pour les «anciens ouvriers qui ont travaillé toute leur vie en usine, que pour les mondains qui n'ont pas vu les crimes de Staline». Pour le CPE, il le définit comme une erreur : « Je ne veux pas faire cadeau de l'esprit de justice à la gauche et que la droite soit associée à la précarité. La gauche sait exploiter nos erreurs, je ne ferai pas cadeau à la gauche de nos erreurs ». Critiquant la seule, qui, pour le moment, le devance dans les sondages : « Ségolène Royal, elle a trouvé le raisonnement : j'ai vos idées, dit-elle. C'est "circulez, y'a rien à voir" ».





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