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Arts & Scènes

Paris à l’heure hip-hop, Kery James en parrain

Rédigé par Christelle Gence | Mercredi 28 Mai 2014

L’Ile-de-France à l’heure hip-hop ! Du 22 juin au 6 juillet, le festival Paris Hip Hop prendra ses quartiers dans la capitale et sa région. Parrainée par Kery James, la 9e édition du festival proposera 40 événements résolument hip-hop avec, en point d’orgue, le concert de Nas et M.I.A., pour clôturer la quinzaine. Saphirnews a assisté à la présentation de l’événement, mardi 27 mai, à la Maison des Métallos.



Paris à l’heure hip-hop, Kery James en parrain
Un festival « pour tous et partout » en Île-de-France, de Clichy-Sous-Bois jusqu’au très chic 7e arrondissement de Paris. Pendant deux semaines, plus de 400 artistes s'illustreront au cours de 40 événements, programmés au Zénith, au Glazart, à la Gaîté Lyrique, à Sevran, à Ivry-sur-Seine, à Aubervilliers, à Saint-Ouen et dans bien d’autres lieux encore.

Des concerts sont bien sûr organisés, mais aussi des événements représentatifs de la culture hip-hop, qui ne se résume pas qu’au rap : des performances de danse, de graff et de street art, de djing ou des projections de films et de documentaires complètent la très riche programmation de la 9e édition du Paris Hip Hop Festival. Nombre de ces événements seront gratuits.

A l’affiche côté concerts, Kery James, Orgasmic & Fuzati, Seth Gueko, Set & Match, Scred Connexion, S. Pri Noir et d’autres encore représenteront la scène française. Des artistes internationaux seront également de la partie, avec notamment Mobb Deep (qui n’avait pu assurer sa prestation au cours de l’édition passée) ou encore Dilated Peoples.

Point d’orgue du festival, le concert de clôture, le 6 juillet au Zénith. M.I.A., considérée comme l’une des artistes actuelles les plus influentes, fera la première partie de Nas. Artiste majeur de la scène hip-hop, il interprétera « Illmatic », un classique parmi les classiques, réédité en 2014 à l’occasion des 20 ans de la sortie de l’album.

Paris à l’heure hip-hop, Kery James en parrain

Au-delà des performances

Au-delà de l’aspect purement artistique, les organisateurs ont insisté pendant la présentation sur la « démarche d’éducation populaire » et d’« empowerment » du festival, des notions qui tiennent particulièrement à cœur de Bruno Laforesterie, le président de Hip Hop Citoyens et fondateur de la quinzaine. Souvent associé aux banlieues et aux quartiers populaires, le festival promeut de fait la diversité, en présentant l’excellence de la culture hip-hop.

Transdisciplinaire et transgénérationnel, le festival proposera des ateliers et master classes, de graff et de danse notamment, en marge de plusieurs événements. Le projet Paris Hip Hop campus proposera des conférences, débats et rencontres avec des activistes, des chercheurs et universitaires, entrepreneurs, éducateurs de la sphère hip-hop. Parmi les thèmes abordés, « Hip-hop et activisme politique », « Hip-hop et action éducative : de la rue à l’université », deux tables rondes autour de Kery James et de son leitmotiv, « On n’est pas condamné à l’échec » ou encore « Culture hip-hop et prison : les défis à relever ». La Shtar Academy, premier concept de tremplin musical en prison, fera d'ailleurs son premier concert depuis la sortie de l’album.

Derniers concerts de Kery James le « rappeur »

Présent à la conférence de presse pour la présentation de l’événement, Kery James, le parrain de cette 9e édition du Paris Hip Hop Festival a annoncé - une nouvelle fois - qu’il ferait ses derniers concerts de rap classique pendant la quinzaine. Ce sera « une des dernières fois qu’on me verra faire du rap classique », expliquant qu’il allait « plutôt aller vers l’acoustique, faire des choses plus en accord avec mon âge, mes aspirations ».

Il déclare ne plus vouloir de l’étiquette de rappeur à laquelle trop de préjugés sont attachés. « Aujourd’hui, le rap français est cantonné dans certains codes que je n’arrive pas moi à assumer », a-t-il affirmé. Et de poursuivre : le rap « véhicule une image que je ne peux plus assumer », il « va trop loin dans la violence, dans la vulgarité ». « Si ça continue dans ce sens-là, ça va se retourner contre le rap lui-même », lance-t-il.

Rebondissant sur les propos de Kery James, Bruno Laforesterie a rappelé qu’il existe non pas un rap, mais des raps. « Aujourd’hui, il y a une domination du rap commercial, porté par un système de communication que l’on connaît bien ». De nombreux artistes tentent de faire le buzz à coup de vidéos mises en ligne sur YouTube, dans une « logique purement d’impact commercial, quelles que soient les conséquences psychologiques sur les gamins ». Loin de cette logique, le festival, a-t-il conclu, permet de « donner de la visibilité à tout le monde ».

Voir la programmation complète ici

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