Cette initiative, soutenue par la présidence et de nombreux professeurs, vise à informer, conscientiser et sensibiliser à la situation des Palestiniens à l’heure où l’offensive israélienne contre Gaza fin décembre a laissé des traces sanglantes dans la région. Née bien avant ces attaques, la dynamique estudiantine a été amplifié par la couverture médiatique des évènements au Proche-Orient. Depuis, les bombardements ont officiellement cessé. Entre-temps, l’idée s’est concrétisée pour devenir un Festival ponctué de nombreux points forts.
Projections de films suivies de débats ; expositions photos ; réunions publiques autour d’intervenants de renom ; lecture musicale de poèmes engagés ou encore danseurs de dabké (danse palestinienne)… autant d’évènements qui feront de Paris VIII un lieu incontournable ce mois-ci pour mieux connaître la richesse culturelle de la Palestine, de l'avis du comité d'organisation.
Originaire des États-Unis, James Cohen, maître de conférences en sciences politiques, figure parmi les premiers professeurs à accorder un soutien sans faille au Festival. « Il existe comme une tradition de solidarité avec les Palestiniens dans cette université et je me sens partie prenante de cette tradition. A mon avis tout ce qui peut contribuer à une meilleure compréhension de l’histoire et de la culture des Palestiniens représente un pas dans le bon sens », s’explique t-il.
Selon lui, « l’un des principaux obstacles à un règlement juste et durable de ce conflit est que le peuple palestinien, en quête d’autodétermination, n’est pas reconnu comme une nation « sérieuse » par ceux qui prennent les décisions stratégiques qui comptent (…). Aux États-Unis, l’image des Palestiniens est sérieusement déformée. On en parle comme un peuple par nature violent (…) ayant un penchant pour le terrorisme. Il n’est pas strictement impossible mais il est difficile tout de même, de faire passer dans l’espace public américain un portrait équilibré du peuple palestinien : sa diversité interne, ses modes de vie, les aspirations de ses jeunes, ses traditions liées à une terre, ses formes d’expression culturelle. En France (…) l’opinion est moins fermée à une reconnaissance des Palestiniens ».