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Palestine : la seule nation occupée au JO d’Athènes 2004

Rédigé par Mom Nicolas | Vendredi 13 Août 2004

Aujourd’hui a lieu la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Performance, compétition, argent, dopage ont rythmé le quotidien de ces jeux olympiques autrefois symbole de paix au temps de la Grèce Antique. Ils représentent toutefois, dans un contexte géopolitique conflictuel, la rencontre des nations et des peuples du monde entier venu s’affronter « sportivement ».



Aujourd’hui a lieu la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Performance, compétition, argent, dopage ont rythmé le quotidien de ces jeux olympiques autrefois symbole de paix au temps de la Grèce Antique. Ils représentent toutefois, dans un contexte géopolitique conflictuel, la rencontre des nations et des peuples du monde entier venu s’affronter « sportivement ».

 

C’est l’occasion de parler de la Palestine. Une nation, reconnue sans terre, ou du moins sous occupation. Une identité nationale existante sans un Etat viable, indépendant.

 

« Le sport peut être en avance sur la géopolitique, mais pas trop. La Palestine, qui n'a toujours pas d'Etat, est membre du CIO depuis 1994. Pour les Palestiniens, participer aux Jeux constitue un début de reconnaissance internationale et, à Athènes, ils pourront défiler derrière leur drapeau », explique Pascal Boniface dans Le Monde Diplomatique du mois d’août.

 

Seulement trois palestiniens représenteront leur nation, en athlétisme exclusivement. Pour la première fois de l’histoire, une jeune palestinienne sera présente. Sanaa Abu Bkheet, 19 ans courra le 800 m. « Je veux porter le drapeau palestinien à Athènes. C'est ma façon de lutter contre l'occupation. Je veux voir flotter, dans l'arène mon drapeau parmi ceux de toutes les autres nations et entendre mon hymne, pour prouver au monde que le peuple palestinien existe et que notre Etat doit exister », avait elle déclaré au Figaro.

 

Un entraînement, hors du commun

 

Sanaa a commencé son entraînement, il y a trois ans. Ne bénéficiant d’aucun sponsor, ni de quelconque financement, elle s’entraîne avec un jogging  et une paire de basket. Sanaa commence sa journée par une cuillère d’huile d’olive et court pendant 90 minutes avant le début des cours à l’école. A la fin de la journée, elle s’entraîne sur la plage, le long de la côte méditerranéenne sur la Bande de Gaza. Elle a dû manquer beaucoup de rencontres sportifs, et s’est retrouvée plus d’une fois cloîtrée chez elle par les couvres feu imposés par l’armée israélienne. Traverser les points de contrôle avec les armes des soldats pointés contre soi, n’est pas rassurant : « A chaque entraînement,  je suis nerveuse et triste» avoue t’elle.

 

La dernière fois que Sanaa a couru sur une piste, c’était l’année dernière au mois d’avril, au Caire, où elle a couru ses 800 mètres en 2’28’’11’’’, alors que le record olympique est de 1’41’’58’’’.

 

« Je sais que  je ne peux pas gagner de médaille durant ces Olympiades, dit elle à un journaliste de The Christian Science Monitor, j’espère faire au moins ce qu’il faut pour obtenir le droit d’aller m’entraîner à l’étranger. Etre la première femme palestinienne qui court aux Jeux Olympiques en représentant la Palestine, c’est une grande responsabilité ».

 

Elle défilera donc, à la cérémonie d’ouverture, derrière le drapeau palestinien et sous l’hymne nationale de la Palestine. Elle représentera à ces JO d’Athènes un pays qui est sous occupation. Une manière de dire que la nation palestinienne et que la Palestine existera toujours.

 

 

 

 

 





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