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Sur le vif

Ouverture du procès de l''Erika'

| Lundi 12 Février 2007



Le procès du naufrage de l'"Erika" s'invite à partir de lundi en pleine campagne électorale. Le tribunal correctionnel de Paris va examiner durant quatre mois les causes et les conséquences de cette catastrophe écologique au large des côtes bretonnes.

Dans le rang des prévenus se trouvera notamment la compagnie pétrolière Total, qui avait affrété le navire pour transporter plus de 30.000 tonnes de fioul lourd. Dont deux tiers se sont déversés à l'occasion de la rupture le 12 décembre 1999, souillant 400km de côtes entre le Finistère et la Charente-Maritime.

Côté victimes, trois candidats à l'élection présidentielle vont se disputer la vedette le premier jour d'audience: Corinne Lepage, la candidate écologiste étant l'avocate de nombreuses communes du littoral breton, Philippe de Villiers, partie civile très active au nom du département de la Vendée qu'il préside depuis des années, et Ségolène Royal, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes où quelques galettes se sont échouées.

Jean-Baptiste Parlos, président de la 11e chambre correctionnelle, a prévu de consacrer une large partie des audiences à l'avant-naufrage afin de bien déterminer les responsabilités tant dans l'affrètement du navire que dans l'accident lui-même, la marée noire n'étant que la conséquence, finalement inévitable, d'une série de dysfonctionnements.

Au total, quinze prévenus -11 personnes physiques et quatre personnes morales- doivent répondre de cette catastrophe. Parmi eux, le capitaine indien du navire, Karun Mathur, et son propriétaire Giuseppe Savarese, un homme d'affaires italien installé à Londres.




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