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Olivier Besancenot se dit 'surpris et révolté' d'avoir été espionné

| Mardi 6 Mai 2008

Le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot a été espionné durant plusieurs mois par un centre de renseignement privé. C'est ce que révélait lundi 5 mai le site Internet de l'hebdomadaire L'Express. M. Besancenot, se disant "surpris et révolté", a porté plainte "pour qu'une enquête soit faite et pour savoir qui sont les commanditaires".



Olivier Besancenot, le leader de la Ligue communiste révolutionnaire
Olivier Besancenot, le leader de la Ligue communiste révolutionnaire
"Je ne suis pas dans le genre paranoïaque" ou "pleurnichard", a déclaré le leader de la LCR lundi sur la chaîne France 2, après des révélations faites par le site Internet de l'hebdomadaire L'Express selon lesquelles Olivier Besancenot a été espionné très étroitement par une officine privée.

"Pendant plusieurs mois, d'octobre 2007 à janvier 2008 au moins, la vie d'Olivier Besancenot a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée. L'Express s'est procuré l'édifiant rapport de surveillance qu'elle a rédigé : il met en lumière des pratiques barbouzardes, aux confins des mondes politique, économique et policier", écrivait lundi le journal.

"Ma vie privée a été atteinte", a pour sa part dénoncé Olivier Besancenot, qui estime cependant ne "pas être le premier militant anticapitaliste et révolutionnaire à avoir été filé". Il a porté plainte "pour qu'une enquête soit faite et pour savoir qui sont les commanditaires".

"Qu'un personnage public parfaitement transparent fasse l'objet d'un espionnage systématique, non seulement sur lui-même mais sur sa compagne, sur son enfant, sur ses comptes en banque, ce sont des pratiques barbouzardes", a quant à lui estimé l'avocat d'Olivier Besancenot, Antoine Comte.

Le magazine L'Express a avancé lundi la piste du "contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser auprès de la police et de la gendarmerie". Interrogé sur France 2 sur ce point, M. Besancenot a répondu : "Je n'en sais strictement rien. C'est pour ça qu'on porte plainte".




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