Nadir Dendoune : C'est un projet collectif. Des citoyens, venant de tous horizons, non partisans, ont décidé de s'unir et de créer un collectif « La journée sans immigrés, 24h sans nous ».
A ce jour, 10 comités se sont créés en province, rejoints par des chercheurs, des politiques, des syndicats, de grandes associations comme RESF (Réseau éducation sans frontières), ainsi que de nombreux citoyens.
Les derniers
propos de Brice Hortefeux ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase : en septembre dernier, lors de l'Université d'été de l'UMP, le ministre de l'Intérieur avait lancé goguenard :
« Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. » Hortefeux posait alors pour la photo avec un militant d'origine maghrébine.
Mais les dérapages verbaux ne sont pas l'apanage de la droite, on pourrait citer
Manuel Valls (PS), qui regrettait qu'il n'y ait pas assez de « Blancs » dans sa ville, ou
Georges Frêche qui remarquait que l'équipe de France soit
« black-black-black ».
Disons juste que, ces dernières années, il existe un climat nauséabond, une parole qui se banalise, et ce jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, des discours de plus en plus stigmatisants.