C’est difficile de parler d’Éva, parce qu’elle est entre très présente, elle le sera d’ailleurs jusqu’à ma mort, peut-être même au-delà. Éva a été pour moi quelqu’un d’extraordinaire, tant sur le plan islamique sur que le plan humain.
Nous avons vécu ensemble tantôt chez elle, à Paris, tantôt chez nous, dans la Drôme. Et elle aimait bien ses enfants. Malheureusement, les siens l’ont laissée tomber, dès qu’ils ont su qu’elle était musulmane. Elle est restée à les aimer quand même, mais elle a été très seule. [...] C’était un exemple de musulmane. […]
Elle a commencé par traduire en anglais, et quand elle a vu ce qu’il était dit sur Rûmî, elle a décidé d’apprendre le persan. Elle a traduit du persan tout, absolument tout ce qu’avait écrit Jalâl ad-Dîn Rûmî. […] C’est assez extraordinaire, parce qu’elle avait un côté très intellectuel et en même temps très humain. C’était une femme vraiment merveilleuse et toute simple.
Quand je l’invitais, par exemple, à la maison, elle m’aidait à faire la cuisine, elle m’a tricoté des choses, elle s’est occupée de mes enfants, de mes petits-enfants, elle a été absolument extraordinaire. Je crois qu’elle nous aimait bien aussi. […]