Hommage à une Alger courageuse
Interrogé par téléphone sur Europe-1, le chef de la diplomatie Mourad Medelci a rendu hommage à une Alger "courageuse, évidemment consternée et très émue, mais très courageuse". Il a également salué les Algériens qui depuis mardi disent selon lui "leur indignation, leur condamnation, leur ras-le-bol d'un phénomène que, malheureusement, ils connaissent trop bien, qui de temps à autre fait résurgence", le terrorisme.
"La population, le peuple est uni, complètement uni contre le terrorisme. Ça ne peut pas être une situation de guerre civile", a assuré le ministre, faisant référence aux années 1991-1998 qui ont fait jusqu'à 200.000 morts après l'annulation des élections législatives dont le premier tour avait été remporté par le front islamique du salut (FIS).
Selon des responsables de l'ONU à Genève, le double attentat de mardi est le pire qu'ait subi l'organisation depuis celui du 19 août 2003 à Bagdad, qui avait fait 22 morts, dont l'envoyé spécial de l'ONU Sergio Vieira de Mello. L'action avait été imputée à Al-Qaïda.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé un examen immédiat des mesures de sécurité pour l'ONU en Algérie et ailleurs dans le monde. Le porte-parole en chef du HCR, Ron Redmond, a toutefois souligné que l'agence continuait son travail dans les camps de réfugiés du Sud de l'Algérie. En frappant l'ONU, les terroristes "veulent chasser la communauté internationale", a constaté le Premier ministre danois, Per Stig Möller.