"Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m'ériger en donneur de leçons", a déclaré Nicolas Sarkozy à Tunis lundi soir, ajoutant que "aujourd'hui, l'espace des libertés progresse" en Tunisie. "J'ai pleinement confiance dans votre volonté de vouloir continuer à élargir l'espace des libertés en Tunisie", a-t-il lancé à l'adresse du président tunisien Zine el Abidine Ben Ali.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs déclaré devant son homologue tunisien que la Tunisie pouvait "se comparer sans rougir à tant d'autres pays" et, alors que les défenseurs des droits de l'homme l'attendaient sur ce sujet, c'est sur celui de la "lutte déterminée" contre le terrorisme que le président français a tenu à rendre hommage à M. Ben Ali.
"Qui peut croire que si demain, après-demain, un régime du type taliban s'installait dans un de vos pays au Nord de l'Afrique, l'Europe et la France pourraient considérer qu'elles sont en sécurité ? J'appelle chacun à réfléchir à cela", a ainsi lancé Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, Rama Yade, la secrétaire d'état aux droits de l'homme, devrait selon l'Elysée rencontrer des "représentants de la société civile" tunisienne.