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Nicolas Sarkozy ironise sur les grèves 'dont personne ne s'aperçoit'| Lundi 7 Juillet 2008
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Samedi 5 juillet, devant le conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, le président de la République Nicolas Sarkozy a ironisé sur le fait que "quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit". Pour François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, le président à "une vision archaïque du dialogue social".
Pour François Chérèque, Sarkozy " a une vision archaïque" du syndicalisme
"La France est en train de changer", a estimé samedi 5 juillet le président Nicolas Sarkozy devant le conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, avant d'ajouter : "Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit."
Pour Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, "encore une fois, c'est un mot de trop du président . Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", parce qu'il existe "un réel mécontentement des salariés". François Chérèque lui, le secrétaire général de la CFDT, a déclaré : "Le président de la République a une vision très archaïque du syndicalisme. Notre objectif est d'amener des résultats, ce n'est pas la grève, la grève est le moyen ultime." "Mesurer l'efficacité d'un gouvernement au nombre de grèves correspond a une vision archaïque du dialogue social. Je crois que le président de la République doit encore progresser dans sa vision du syndicalisme", a encore déclaré M. Chérèque sur Télé Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d'une visite que le responsable syndical effectuait auprès de l'Union syndicale des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie. Nicolas Sarkozy "s'est lâché devant un parterre acquis, caressant sa majorité dans le sens du poil. Il n'a pas su résister à la forfanterie et au mépris", a pour sa part estimé Gérard Aschiéri, le secrétaire général de la FSU. "Or, si l'on veut réformer, afficher son mépris est une très mauvaise méthode. D'autre part, n'envisager les choses qu'à partir de la question des grèves, c'est ignorer la réalité du mécontentement social. Il y a beaucoup d'inquiétude devant les réformes menées sans la moindre négociation et j'observe la demande incessante de trouver d'autres formes d'actions, comme le refus d'appliquer les réformes", a encore ajouté M. Aschiéri au quotidien Le Parisien lundi. Dans la même rubrique :
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