Le dossier de la disparition en 1965 à Paris de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka a connu lundi un nouveau développement avec la mise en cause de cinq Marocains, le jour où le président Nicolas Sarkozy entamait sa visite au Maroc.
Le juge Patrick Ramaël, qui instruit le dossier de la disparition de l'opposant marocain, a signé cinq mandats internationaux visant notamment le puissant chef de la gendarmerie royale, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.
Toutefois la délivrance des mandats d'arrêts internationaux doit entamer un parcours susceptible de traîner en longueur, tout comme cette affaire qui a débuté il y aura 43 ans dans quelques jours.
Des sources proches du dossier ont affirmé à l'AFP que les mandats d'arrêt avaient été bien signés par le juge mais pas délivrés car ils doivent recevoir le feu vert de la Chancellerie, ce qui n'est pas pour le moment le cas.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la Chancellerie Guillaume Didier a déclaré qu'"à ce jour aucun mandat d'arrêt n'est parvenu au ministère de la Justice", se refusant "à tout autre commentaire sur ce dossier".