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Nicolas Sarkozy : 'Ce scrutin aura une signification politique que j'entendrai'

| Jeudi 6 Mars 2008

Dans une interview exclusive accordée au quotidien Le Figaro, le président de la République Nicolas Sarkozy assure qu'il n'effectuera pas de remaniement "en profondeur" après les élections municipales. Le président s'explique aussi et entre autres sujets, sur sa baisse de popularité, l'ouverture à gauche ou la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.



Le président de la République Nicolas Sarkozy
Le président de la République Nicolas Sarkozy
A quelques jours des élections municipales, Nicolas Sarkozy s'exprime ce jeudi dans le quotidien Le Figaro auquel il a accordé une interview exclusive. "Je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai compte", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui entend ne pas "rythmer [son] quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent. J'ai un cap, je tiendrai ce cap".

Prenant le contre-pied des déclarations de la gauche concernant un éventuel remaniement et un plan de rigueur prévus après les élections municipales, le président a affirmé : "Je ne crois pas aux plans de rigueur. Ils ne mènent à rien. C'est la réforme qui amènera les économies et ce sont les économies et la croissance qui amèneront la réduction des déficits" publics.

S'agissant d'un probable remaniement, Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir "mettre un terme à cette maladie française qui consiste à changer de ministres tous les six mois. Cela donne le tournis et une grande impression de légèreté".

"Je travaille à la modernisation de la France sans me laisser distraire par les péripéties, même si je me dois d'être attentif à tout, y compris à l'humeur du moment", a souligné Nicolas Sarkozy concernant sa baisse de popularité, rappelant par la même "qu'on ne change pas un premier ministre en fonction des sondages".

A la question "avez-vous l'intention d'aménager la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État ?", le chef de l'état a répondu non, estimant être "de ceux qui pensent que la question spirituelle est essentielle, mais je dois veiller à ne ranimer aucune nouvelle guerre dont la France n'a vraiment pas besoin".

Reconnaissant des "maladresses de communication", par exemple au moment de la présentation du rapport Attali, qui a déplu à de nombreux députés UMP, Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir "associer davantage" ces derniers à l'élaboration de sa politique. "Ils sont un soutien indispensable pour mettre en œuvre la politique voulue par les Français", a-t-il estimé.





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