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Ne pas oublier Christian Chesnot et Georges Malbrunot

Rédigé par Bamba Amara | Vendredi 17 Décembre 2004

La Grande Mosquée de Paris, rappelle Christian Chesnot et Georges Malbrunot à la mémoire des musulmans de France. Dans un communiqué rendu public hier, M. Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman appelle les mosquées à « associer les fidèles à une même invocation et à effectuer une prière pour la sauvegarde de Christian Chesnot et George Malbrunot » détenus en otages en Irak depuis le 20 août.



La Grande Mosquée de Paris rappelle Christian Chesnot et Georges Malbrunot à la mémoire des musulmans de France. Dans un communiqué rendu public hier, M. Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) appelle les mosquées à ' associer les fidèles à une même invocation et à effectuer une prière pour la sauvegarde de Christian Chesnot et George Malbrunot ' détenus en otages en Irak depuis le 20 août.

M. Boubakeur souhaite profiter de ce vendredi 24 décembre, veille de Noël, pour réitérer le soutien que les musulmans de France ont spontanément exprimé envers les otages et leurs familles lors de ce drame. Le vœu étant que ' cette période de joie familiale soit propice à leur retour auprès de leurs familles '.

L’affaire des otages a troublé le CFCM

Les ravisseurs des deux journalistes français et de leur chauffeur syrien avaient évoqué la levée de la loi antifoulard dans leur première liste de revendications. Cette demande a été accueillie avec consternation par les responsables musulmans de France. En plus de la condamnation unanime de la prise d’otages, le CFCM avait envoyé une délégation pour ' expliquer la loi sur le voile '. Pour des raisons de santé, M. Boubakeur n’avait pu faire le déplacement en Irak.

L’unité affichée alors par l’ensemble du CFCM autour de cette question avait fini par céder la place aux dissensions internes du Conseil. M. Boubakeur avait condamné le comportement de M. Béchari, membre de la délégation, qui est apparu peu après au côté du chef historique du Front islamique du salut algérien, en exile. La confrontation des ces ténors du CFCM avait fini par faire oublier l’affaire des otages. D’autant plus que le Recteur de la Grande Mosquée avait saisi l’occasion pour remettre en question sa participation aux prochaines élections du CFCM. Le calme étant revenu, les élections étant fixées au 5 juin prochain, le communiqué du Recteur invite à une action symbolique qui renoue avec l’unité nationale exprimée lors de la mobilisation exprimée au mois de septembre.

Des espoirs jamais satisfaits

La mobilisation autour du sort des deux journalistes français a suivi des moments d’espoir jamais aboutis. Les déclarations médiatiques de membres du gouvernement sont restées sans suite. L’initiative personnelle de Didier Julia, député de Seine-et-Marne avec son collaborateur Philippe Brett, s’est soldée par un échec amplement médiatisé. Même si le gouvernement a affirmé avoir choisi la discrétion, il demeure que son silence prolongé n’est pas rassurant. Les amalgames sont rapidement instaurés. Cette semaine, certains sont tentés de corréler le sort des deux journalistes en Irak et la censure de la chaîne de télévision Al-Manar par le Conseil supérieur de l'audioviseul en France. Pourtant le 12 novembre, de nouveaux espoirs sont nés avec la libération de Mohammed Al-Joundi, le chauffeur des deux journalistes. Or depuis son interview du 20 novembre, Mohammed Al-joundi s’est montré particulièrement discret. Cet appel du Président du CFCM vient donc à point, afin que l’on se souvienne que Christian Chesnot et Gorges Malbrunot ne sont pas encore libres.

 





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