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Naissance de l’Union Africaine

Rédigé par Colin Mohammed | Lundi 15 Juillet 2002

C’est la fin de l’Organisation de l’Unité Africaine, ses membres ont ouvert lundi 8 juillet 2002 le dernier sommet à Durban au bord de l’océan indien.L’Union Africaine s’est inspiré de l’Union Européenne et particulièrement de ses statuts. Une conférence des chefs d’Etat, un conseil exécutif composé des ministres des Affaires étrangères, une commission, secrétariat de l'Union seront mis en place. L'Union envisage ensuite de se doter d'un parlement, d'une cour de justice, d'un conseil économique et social d'une banque centrale, d'une banque d'investissement et même d’un «fonds monétaire africain».



C’est la fin de l’Organisation de l’Unité Africaine, ses membres ont ouvert lundi 8 juillet 2002 le dernier sommet à Durban au bord de l’océan indien. Trente neufs années d’existence, le bilan semble mitigé.

Si, elle peut être fière des succès remportés lors de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et de la médiation réussie aux îles des Comores, elle est néanmoins restée totalement passive lors du génocide rwandais, lors du conflit au Congo et n’a pas su ramené la paix en Angola et au Mozambique. De plus, ayant pour principe fondamental de ne jamais intervenir dans les affaires des Etats membres, l’OUA porté l’image du club de dictateurs d’Afrique. Les Etats membres n’opteront pas pour l’alternative qui viserait à réformer l’ OUA. Cette réforme consisterait à dépoussiérer l’organisation, la doter de nouveaux statuts et de nouveaux moyens. Les Etats membres ont préféré abandonnée cette structure continentale désuète et suivre l’idée du Colonel Kadhafi. En effet, c’est le leader libyen Muammar Khadafi qui eût il y a trois ans l’idée de dissoudre l’OUA et de mettre en place une organisation qui deviendrait les Etats-Unis d’Afrique. A l’époque, il eut un soutien inconditionnel des Etats pauvres membres de l’OUA, tandis que les puissances régionales telles que l’Afrique du sud et le Nigeria restèrent septiques. Puis dernièrement, les Etats méfiants ont fini par se rallier au projet, ne voulant pas laisser l’unique paternité au colonel Khadafi. Thabo Mbeki, président de l’Afrique du sud, devient ainsi le premier homme d’Etat à prendre la présidence tournante de l’UA. Il est aussi l’un des fondateurs du NEPAD. Ce plan, le nouveau programme de partenariat entre l’Afrique et le reste du monde augure une renaissance africaine.

L’Union Africaine s’est inspiré de l’Union Européenne et particulièrement de ses statuts. Une conférence des chefs d’Etat, un conseil exécutif composé des ministres des Affaires étrangères, une commission, secrétariat de l'Union seront mis en place. L'Union envisage ensuite de se doter d'un parlement, d'une cour de justice, d'un conseil économique et social d'une banque centrale, d'une banque d'investissement et même d’un «fonds monétaire africain».Les obstacles faces à cette immense ambition qui anime le continent, restent cependant nombreux. Contrairement à l’Europe qui s’est agrandie sur plusieurs décennies, l’Union Africaine avant même sa création rassemble sur ce projet 53 pays aux cultures, aux régimes politiques, aux économies forts différents. L’état des lieux du continent atteint une gravité extrême. L’Afrique subie plus d’une dizaine de conflit, elle est ravagée par la pauvreté et l’épidémie du sida. Les économies africaines souffrent d'un endettement très lourd et le continent est encore ravagé par des conflits exploités par les puissances extérieures, a constaté le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, exhortant la nouvelle Union africaine à faire preuve d'un grand esprit de coopération et de volonté politique pour surmonter ces problèmes.

L’Union Africaine, affichant la volonté de changer l’image du continent noir supprime le principe de non-ingérence et marque la détermination à ne plus admettre dans leur sein les chefs d'Etat «arrivés au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels». Ils ont ainsi refusé la présence de Marc Ravalomanana, alors que les pays occidentaux ont reconnu son statut de président de Madagascar. Une nouvelle génération de chefs d’Etat sortie des urnes composant l’UA reproche à Marc Ravalomanana d’avoir pris le pouvoir par la rue.






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