Culture & Médias

Musée du quai Branly : monument de l'ère Chirac

Le Président de la République a inauguré mardi 20 juin le Musée du quai Branly. Les portes se sont ouvertes au public le vendredi 23 juin. Ce musée est dédié aux arts issus des civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. C’est l’architecte Jean Nouvel qui a conçu cet édifice.



L'entrée principale du site
L'entrée principale du site
Jacques Chirac a présenté en grande pompe, et avec de nombreuses personnalités politiques, le seul monument qu’il aura fait s’élever dans la capitale sous son mandat. Le chef de l’État était accompagné de Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, de la quatémaltèque Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix, du Premier ministre du territoire indien canadien, Paul Okalik, de l’ancien Président sénégalais Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, de Stéphane Martin, président du musée et du Premier ministre Dominique de Villepin ainsi que ses deux prédécesseurs, Lionel Jospin et Jean-Pierre Raffarin.

La queue dans les jardins du musée
La queue dans les jardins du musée
Cette institution, fidèle aux goûts du Président, prend le relais des «grands travaux présidentiels». Un bâtiment et une réalisation culturelle qui assurent la postérité du chef d’Etat, comme précédemment le centre Beaubourg de Pompidou, la Cité des Sciences de La Villette voulue par Giscard d’Estaing et aussi le Grand Louvre, la Bibliothèque, l'Arche de la Défense, et l'Opéra Bastille souhaités par Mitterrand.

Les lieux ont coûté 232 millions d’euros et espèrent 900 000 visiteurs par an. 9 000 curieux ont été accueillis lors de la première journée d’ouverture. Au total, 30 000 personnes ont profité des trois jours de gratuité du musée. Un succès qui s’explique par une ouverture amplement médiatisée.

«Un lieu dédié aux cultures autres»

Que se cache-t-il dans ces boîtes?
Que se cache-t-il dans ces boîtes?
Le projet de ce musée a été lancé en 1996 par le Président de la République. Patronné par l’Unesco, il devait promouvoir la reconnaissance du patrimoine des civilisations non occidentales.

C’est avec «une grande joie et une grande émotion» que Chirac a présenté cet événement «d'une grande portée culturelle, politique et morale.» Lors de l’inauguration, le chef de l’Etat a promis une «incomparable expérience esthétique» ainsi «qu’une leçon d’humanité indispensable à notre temps.» Il a souhaité rendre hommage «à des peuples auxquels au fil des âges l’histoire à trop souvent fait violence.» Une démarche qui s’inscrit dans le «refus de l’ethnocentrisme, de cette prétention déraisonnable et inacceptable de l’occident à porter pour lui seul le destin de l’humanité.» Il a de plus souligné qu’il n’existe pas plus de «hiérarchie entre les arts et les cultures qu’il n’en existe entre les peuples.»

Plusieurs entrées sont possibles
Plusieurs entrées sont possibles
La mise en place de cette nouvelle institution a pourtant été compliquée et pleine de péripéties. Un conflit a d’ailleurs éclaté entre les défenseurs d’une conception ethnographique de l’art et ceux qui soutenaient son aspect esthétique dès la naissance du futur musée.

Jacques Kerchache, marchand et collectionneur d’art «primitif» décédé depuis 2001, est aussi à l’origine du projet. En 1984, il demande à François Mitterrand que «les oeuvres des trois quarts de l'humanité» puissent entrer au Louvre. En 1990, il avait publier un manifeste «Pour que les chefs-d'oeuvre du monde entier naissent libres et égaux». La même année, il rencontre Jacques Chirac. Débute alors la genèse du musée. Avant l’ouverture, le célèbre ethnologue Claude Lévi-Strauss, 98 ans, s’est déplacé lui même afin d’admirer la collection. Une des salles du musée porte en hommage son nom.

Une architecture détonante.

Vue sur l'entrée du plateau et le guichet
Vue sur l'entrée du plateau et le guichet
L’architecte Jean Nouvel a remporté le concours pour le Musée du quai Branly en 1999. Un projet inespéré : l’occasion de construire un grand monument en plein Paris. Mais que faire pour accueillir une telle collection à deux pas de la tour Eiffel ? «Je voulais accueillir ces objets avant de les exhiber» déclare l’artiste. Pourtant ce musée se veut plus qu’un simple bâtiment, et c’est un «périple» qu’il faut parcourir pour accéder aux œuvres.

Jean Nouvel ainsi que son équipe de 25 collaborateurs, ont souhaité créer non pas une architecture mais un «territoire.» Des paysagistes, dont Gilles Clément et Patrick Blanc, des scénographes, des conservateurs, des scientifiques et des artistes ont participé à cette œuvre commune. Au total, le musée de 40 600 m2 est composé de quatre édifices. Il s’élève au coeur d’un jardin de 18 000 m2. Le bâtiment principal, posé sur pilotis, épouse sur 200 mètres la courbe de la seine située en face.

La boutique du musée
La boutique du musée
Ce musée s’explore donc avant de se visiter. Première étape : la palissade de verre de l’entrée principale. Puis le grand jardin, parsemés de quelques mares, qui demande encore à grandir. Il sera bientôt plus sauvage et verdoyant. Les façades sont tantôt tapissées de verdure, parfois hérissées de brise-soleil ou arborent des boites suspendues dont la taille et les couleurs varient. Le peintre aborigène John Mawurndjul et plusieurs de ses compatriotes ont décoré quelques plafonds.

Ce lieu se veut plus qu’un simple musée. Il est conçu de manière à ce que l’on vienne y lire, écouter et applaudir. A la fois lieu d’étonnements, d’études et de divertissements. On y trouve une bibliothèque, une iconothèque, un restaurant, une terrasse, un jardin, une médiathèque, une salle de conférence… Il se veut moderne et possède de nombreux écrans tactiles. Au final, on notera que cet ensemble d’édifices est une œuvre collective.

Les trésors de Branly

La pièce maîtresse des collections
La pièce maîtresse des collections
La sélection du musée est rigoureuse : seulement 10% des 300 000 objets de la réserve sont exposés. 3 500 pièces, regroupés dans 300 vitrines, peuvent ainsi être visionnées de manière constante sur le vaste plateau des collections permanentes. 25 000 de ces différentes œuvres proviennent de l'ancien Musée de la porte Dorée. 250 000 sont issues du Musée de l'Homme. Enfin, avant l’ouverture, le Musée Branly a acheté environ 6 000 pièces. Cependant, 10% des œuvres sont sensibles à la lumière et en rotation annuelle, d’où des lumières tamisées pour les protéger.

L’entrée se fait dans une large salle aux tons blancs avec de fines vitres rouges. A l’intérieur, se trouve une rampe d’accès lumineuse et sinueuse conduisant à la salle principale. Un cylindre transparent et traversant les étages présente la réserve des instruments de musique. Des projections vidéo ont lieu sur le sol, de méduses, fleurs, vagues et paysages. Des sons passent dont des bruits de mer ou d’autres d’inspirations africaines La fin de l’ascension débouche sur un couloir où règne la pénombre.

On arrive alors sur le plateau des expositions permanentes. L’ambiance est sombre et les tons sont ocres. Le plafond est obscur avec une multitude de lumières diffuses, rappelant un ciel étoilé. Le spectateur est de suite appelé à prendre son temps pour admirer. Première œuvre en évidence : une statue en bois, de style djennenke et venue de la falaise de Bandiagara, au Mali.

Qu'est-ce-que-c'est? Allez au musée !
Qu'est-ce-que-c'est? Allez au musée !
Le plateau est divisé en quatre zones géographiques, puis regroupé en parties historiques. Se suivent alors coquillages, masques, statuettes, tapis, enluminures, amulettes, manuscrits, trônes, totems, fusils ornés, défenses d’éléphants sculptés, chapeaux de danse emplumés, pipes avec pierreries incrustées, tableaux, boucles d’oreilles, capes colorées, fer forgé, dagues, poignards et sabres, poupées rituelles, sacs de couchages en peau de phoques, poupes de pirogue, tuniques de guerriers sioux, gantelets, stèles funéraires, tablettes coraniques, reliques… Le monde entier, en dehors de l’Europe, semble figurer dans ce grand bateau.

Frappé par la beauté, l’imagination, le réalisme, l’expression de ses œuvres, le spectateur peut ensuite poursuivre l’expérience. Des panneaux explicatifs et des documentaires permettent de mieux comprendre ces objets qui impressionnent d’autant plus. Le contexte de ces pièces magnifiques et à l’histoire riche rappellent l’inestimable valeur de la collection, en dehors des ses attributs esthétiques.

Réactions

A l'intérieur, le plateau des collections
A l'intérieur, le plateau des collections
L’architecture du bâtiment fait quasiment l’unanimité, et la collection du musée rassemble. Selon Noémie, touriste néerlandaise : «l’architecture est apaisante et présente bien les magnifiques collections.» Simon, étudiant, apprécie la qualité des pièces exposées : «La concentration d’ouvres est impressionnante, on apprend énormément». Khalid, amateur d’art, partage cet avis mais déplore le manque de repères : «un voyage fabuleux, mais la signalétique est insuffisante.» Mathilde, retraitée, regrette que les collections ne soient pas clairement séparées : «on passe de l’une à l’autre. C’est difficile de s’y retrouver, mais la sensation de voyage est très prenante.»

D’autres trouvent quelques détails à critiquer, comme Thibault, parisien curieux, qui considère que les «instruments de musique sont négligés, mais l’idée du cylindre transparent est bonne !» La luminosité du labyrinthique plateau permanent divise aussi. Josiane est mécontente : «l’éclairage est mauvais, les vitres sont trop sombres et des reflets gênent l’observation.» Mais Pierre, professeur d’arts plastiques, apprécie «cette lumière tamisée qui créé une atmosphère agréable» Il ajoute que «l’ambiance est saisissante, la séparation avec l’extérieur est marquée. J’ai parfois le sentiment de communiquer avec les objets.»

C'est un instrument de musique ! (Congo)
C'est un instrument de musique ! (Congo)
Lucien, chômeur, trouve que la «finition a été rapide». Il reviendra pour voir «le jardin terminé.» On sent par moments que le musée a été fini dans la précipitation, avec six mois de retard. La salle des expositions temporaires et le jardin sont encore en travaux. On aperçoit parfois quelques ratés sur les murs, avec des peintures abîmées. Les enthousiastes sont nombreux. Jean, l’un des responsables de la sécurité du musée, adore «ce coté mystérieux voir magique.», il progresse «de surprises en surprises» et ajoute qu’il a la chance de pouvoir «observer ces œuvres gratuitement.»

La circulation peut parfois s’avérer difficile. Certains couloirs sont étroits et les cubes n’acceptent pas plus de 10 personnes. A l’extérieur, l’attente est parfois longue car la salle des expositions accueille «juste» 1 400 personnes simultanément. Cependant, les œuvres attendues sont là. La progression se veut autant ethnographique qu’esthétique.

La façade tapissée de verdure
La façade tapissée de verdure
Les panneaux explicatifs se trouvent sur les côtés. Selon, Jean-Pierre Mohen, directeur des collections, les différents «objets doivent être vus comme des actions de la société qui les a produits». Ainsi, le contexte est restitué. Des écrans tactiles présentent des films documentaires. De nombreuses interviews sont disponibles ainsi que des historiques. Plusieurs visiteurs ont déploré un étiquetage insuffisant. La signalétique est en retard, son installation n’est pas terminée. Au final, elle sera être trilingue (français, anglais, espagnol).

Cependant, si le visiteur s’interroge sur les modes d’acquisition de ces trésors, la réponse quant à la provenance de ces œuvres n’est que très légèrement abordée. Il ne faut pas oublier que la majeure partie des pièces exposées peut être le fait de pillages qui se poursuivent depuis deux siècles. Un pillage dont le trafic est actuellement estimé entre 2 et 4,5 milliards d’euros par an.

Mardi 04 Juillet 2006
Aurélien Soucheyre



Commentaires articles

1. Posté par melissa le 05/07/2006 15:46
assalam, très beau reportage et magnifiques photos ! ça fait plaisir :)

2. Posté par samir le 06/07/2006 19:58
franchement je pas encore ete mais je viens de regarde larticle ca donne l envie dallee bravo

3. Posté par BLK le 19/07/2006 14:43
L'architecture extérieure est superbe et le jardin, une belle réussite. Par contre la muséographie est détestable. Les objets sont constamment altérés par les couleurs et les reflets de Nouvel, les ombres et les lumières de Nouvel, les courbes et les recoins de Nouvel, les matières et les transparences de Nouvel. Bref l'architecte colonise toutes les œuvres pour affirmer qu'il existe, qu'il est le meilleur. Il nous répète sans arrêt -"c'est moi qui l'ai fait !" Il a réussit à faire que ce soit les œuvres qui exposent ses vitrines.
Il phantasme sur la jungle qu’il tente de recréer par des épaisseurs de verre, d’acier et de béton, des télescopages de galeries, de poteaux et de mezzanines. Le résultat s'inscrit davantage dans l'axe Disneyland Paris que dans celui du Louvre et d'Orsay.
Si les arts océaniens résistent mieux dans un environnement plus lumineux et moins sinueux, les arts d'Afrique sont massacrés. Les œuvres perdent toutes leurs présences dans cette mise en scène kitch au point qu’on se demande s'il n'y a pas moins d'œuvres exposées qu'au temps du MAAO ou du musée de l'homme !
Enfin, ces bancs de cuir beige de si mauvais goût qui serpentent tout du long du bâtiment comme un énorme pénis mou qui s’étalerait sur le quai à la fin d’un voyage fastidieux (celui de l’architecte ? du quai branlé ?) ne devraient pas résister à l’usure : j’ai espoir que les Conservateurs de la RMN et les Ethnologues du musée de l'homme s'entendent pour reprendre la main !...

http://www.lekoalin.com/voyages/

4. Posté par Paulo FERNANDES-RUMOR le 26/03/2007 00:54
Au sujet de la remarque de "BLK le 19/07/2006 14:43" Assurément vous n'êtes pas conservateur... La pénombre a deux raisons d'être:

1°) Pour une raison de conservation évidente des oeuvres.

Le musée à récupéré les oeuvres bien souvent dans un piteux état, ce musée à été l'occasion justement de réunir les deux équipes de restaurateurs et de conservateurs du Musée des arts Africains et Océaniens ainsi que ceux du Musée de l'Homme.


2°) La plupart des oeuvres exposées ont des origines sacrées, la pénombre bien souvent restitue et incite au respect que méritent ces objet emprunts de magie.

D'autre part, la création de ce musée à eu pour effet de dépoussiérer les Arts non occidentaux, pourriez-vous me dire quelle fut la fréquentation conjuguée du M.A.O et du Musée de l'homme juste avant le transfert des départements ethnographiques?

Pour la première fois aussi, il est possible, dans un musée français de circuler autour des objets et ainsi de voir l'oeuvre dans son intégralité, devant (avec les cartels qui seront dans un futur proche plus lisibles et plus explicatifs je le dois à une indiscrétion des conservateurs), mais aussi la partie arrière, ce qui est très utile pour savoir si le masque à été porté ou non, les techniques utilisées etc...

Au sujet du chemin central tapissé de cuir où sont intégrés des places assises (c'est aussi par là que l'on accède aux espaces des mezzanines, zones d'exposition temporaires), appelé "La rivière" on comprend mieux sa raison d'être quand on la voit des fameuses mezzanines... On devine alors une similitude troublante avec les rivières du bush australien dans le Pays d'Arnhem au nord de l'Australie (voir sur Google Earth). Dans la culture Aborigène, la rivière reste la manifestation principale du lien entre les peuples ainsi que celle de la vie en symbiose avec la nature et le principe créateur (d'où aussi les films plastiques sur la façade nord rappellant la forêt primordiale écrin ces cultures animistes)...

Et pour une fois, apprécions de pouvoir "enfin" nous asseoir un peu sur le plateau des collections. La rivière reste aussi un support tactile pour les non et/ou les malvoyants avec des textes en braille, des maquettes en bronze...

Le musée n'est pas parfait, loin de là... Mais il est difficile de livrer un musée clef en mains aux visiteurs que nous sommes, (le musée du Louvre existe depuis 200 ans, le musée d'Orsay à mis plus de 10 ans à se placer dans le paysage muséographique européen. D'aucun ne fonctionne pas comme ses homologues) à partir de là, Il m'appartient de vous dire qu'il faut savoir raison garder, poser les bonnes questions et à faire part à la direction du public par le biais du livre d'Or disponible à l'Accueil Général du musée (qui est lu même par la direction générale) de nos remarques et conseils et c'est à cette seule condition que le musée avancera dans le bon sens.

J'ai un autre conseil à vous donner, le premier jour de ma visite, j'ai eu la joie de me perdre dans un nouvel espace fascinant, la signalétique reste discrète voire inexistante pour qui ne prend pas le temps de lire... Faîtes comme moi, perdez-vous, et ne prenez un plan du musée qu'après votre première visite (disponible à l'accueil général)...

La Librairie du musée dans le bâtiment de la rue de l'université abrite les fresques (sur le plafond et sur l'une des colonnes), vous avez aussi le guide du musée qui y est disponible au prix de 15€ de plus de 200 pages.

Le musée nous propose différentes activités :

- Visite des collections permanentes, 8€50 plein tarif et 6€ tarif réduit étudiant
Le fond muséal "réparti dans un seul grand espace représentant 4 continents dans l'ordre de la visite :

Océanie "Sol rouge", Asie "Sol orangé/marron", Afrique "sol jaune", Amériques "sol bleu".

Certains pourront remarquer que la limite entre les pays n'est pas clairement définie, car les frontières telles que nous les connaissons ne sont qu'une représentation de l'occidental. Beaucoup de peuples n'ont pas de frontière propre... On les trouve du Sénégal au Tchad

Pour ce billet vous aurez accès à trois expositions temporaires (dans les "galeries suspendues" ou "mezzanines" dont l'accès se situe aux deux extrémités de la rivière par des petits escaliers à votre main gauche). En ce moment, sur la mezzanine "Est" jusqu'au 13 mai 2007 :
"Premières nations, collections royales".
Et les photos de Désiré CHARNAY "Le Yucatan est ailleurs". Ainsi que "Qu’est-ce qu'un corps?" sur la Mezzanine "Ouest" Jusqu'au 23 septembre 2007.

- Le billet pour les expositions temporaires spéciales 8€50 plein tarif et 6€ tarif étudiant : (située au rez-de-chaussée dans la Galerie Jardin dont l'entrée se trouve à droite juste après le contrôle d'accès "Vigipirate". Prochainement du 03 avril au 08 juillet 2007 : "Nouvelle Irlande, arts du Pacifique Sud" et "Jardin d'Amour" Installation d'art moderne dénonçant le commerce des esclaves de Yinka Shonibare, artiste londonien d'origine nigériane.

NB : Un billet couplé Exposition Permanente + Exposition(s) temporaire(s) spéciale(s) = 13 € plein tarif et 9€50 tarif étudiant

-Spectacles/Cinéma (en caisse N°6)

-Abonnement et carte pass 45€ (prémunissez-vous d'une photo d'identité avant de souscrire directement en caisse N°6


-Réservation des groupes (Obligatoire au 01.56.61.71.72). Le mussée est pour le moment surchargé d'appels et de visites groupées.

Meilleurs moments pour visiter le musée : pendant la Nocturne les jeudi de 17h30 à 21h20 et entre 12h00 et 14h00 en semaine.

u[Eviter]u : périodes de vacance scolaire, les premiers dimanche du mois (jour de gratuité), les premiers et derniers jours d'exposition temporaire...

Voilà pour les quelques renseignements que j'ai pu glaner ici et là (ceux du moins que je trouve importants)...

http://www.quaibranly.fr

5. Posté par BLK le 08/05/2007 22:46
Cher Paulo,
Vos évidences témoignent de votre méconnaissance. Ne revendiquez pas la pénombre comme un mode de conservation ou alors les conservateurs du MAAO et du Musée de l’homme étaient des irresponsables. Ne revendiquez pas la pénombre comme le signe d’un respect de l’origine sacrée des œuvres ou alors vous vous agenouillez encore au Louvre devant les Maestà. Du XIV° siècle (Duccio, Cimabue, Martini…).
Vos propos ne font que confirmer le « feeling Las Vegas » de cette muséographie de marchands et d’administrateurs serviles. Qu’est devenu la superbe bibliothèque du musée de l’homme ? : vous l’avez remplacée par une boutique de marchandises de pacotille…
Vous vendez bien votre affaire et cela me réjouit que le public se rende plus nombreux qu’au MAAO et au Musée de l’homme réunis mais vous l’abusez. Je vous rejoins quand vous déclarez que ce musée deviendra sans doute fréquentable d’ici quelques décennies mais je répète que ce sera « quand les Conservateurs de la RMN et les Ethnologues du musée de l'homme reprendront la main ».
En attendant, j’ai découvert un livre de Bernard Dupaigne très édifiant sur les enjeux de ce musée : « Le Scandale des arts premiers : La véritable histoire du musée du quai Branly ». Il décrit de l’intérieur la tragique ironie de votre engouement pour ce musée…
http://lekoalin.com/voyages/

Nouveau commentaire :

B i u  QUOTE  URL

Les commentaires sont modérés à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ne seront pas pris en compte.

Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 02 Juillet 2009 - 09:00 Paris : le cinéma turc à l’honneur

Mardi 23 Juin 2009 - 09:00 Saison de la Turquie : 400 manifestations culturelles pendant 9 mois

Société | Monde | Culture & Médias | Réaction | News | Pratiques | Votre revue de presse



L'info en continu avec l'

Ban Ki-moon réprimande la junte birmane

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a adressé samedi de vives réprimandes à la junte birmane après que le régime autoritaire eut refusé de le laisser rencontrer l'opposante birmane Aung San Suu Kyi en...

 Cohn-Bendit lance Europe-Ecologie dans la course aux régionales

 Tour de France : Monaco favorable à Cancellara et à Contador

 Accident de train près de Limoges: un voyageur entre la vie et la mort

 Wimbledon - Serena Williams prend sa revanche en patronne