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Société

Mosquée de Nîmes: trois hommes mis en examen

| Mercredi 20 Février 2008

Suite à une altercation dimanche soir dans une mosquée à Nîmes, trois personnes ont été mis en examen mardi après-midi. Pour l’heure la mosquée à fermée ses portes pour un temps indéterminé.



Trois hommes mis en examen

Dimanche soir une altercation éclate dans la mosquée Al-Rahma de Nîmes, un homme a été blessé par balle aux jambes. Selon Gildas Pavy, procureur-adjoint de la République de Nîmes, la victime est "toujours hospitalisée" et "a quinze jours d'ITT (interruption temporaire de travail, NDLR)".

Les trois auteurs présumés ont été mis en examen mardi après-midi, l'un pour « violence avec armes » et « port illégal d'armes de 1ère catégorie », les deux autres pour « violence en réunion », apprend-on auprès de Gildas Pavy.

Ils sont laissés en liberté sous contrôle judiciaire.


Un différend

C’est un différend qui est à l’origine de cette altercation qui implique des représentants de deux clans à propos de la gestion de la mosquée.

Selon M. Pavy, deux "groupes rivaux" s'affrontent au sujet de la gestion du lieu de culte, l'un étant favorable à Driss Saoudi, l'imam en place, l'autre dénonçant l'opacité des comptes, non tenue des assemblées générales et critiquant l'imam, a qui il reproche une attitude dictatoriale et des comportements violents.

Selon la préfecture du Gard ce différend dure depuis de nombreuses années.

"Les deux parties s'accusent mutuellement d'infractions et de délits", dit-on à la préfecture. L'imam ayant été élu, puis réélu président de l'association qui gère la mosquée, tire de ces scrutins sa légitimité, indique-t-on à la préfecture.

L'auteur des coups de feu a expliqué son geste par sa "volonté de se défendre" alors qu'il se "sentait agressé". Il s'était muni de son pistolet pour se rendre à la mosquée en raison du "climat" qui y règne, selon ses explications.


Autour d’une table

En janvier, une rixe à l'extérieur de la mosquée avait fait un blessé et conduit le procureur de Nîmes à ouvrir une information judiciaire. Dominique Bellion, préfet du Gard, avait alors proposé aux deux parties de se retrouver sous son égide pour discuter. En vain.

Après cette nouvelle affaire, le préfet a réitéré sa proposition de se réunir autour d'une table.

Pour l’heure la mosquée, qui compte 600 fidèles, a fermé ses portes jusqu'à nouvel ordre.






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