« Notre initiative consiste à pouvoir aider les jeunes de toutes les communautés confondues, qui n'ont pas forcément beaucoup de moyens » explique Taoufik, membre de l'équipe pédagogique de l’accompagnement scolaire de la Mosquée de Créteil, situé ans le Val-de-Marne. Il s’agit de l’ « Association pour l'animation et la gestion des espaces culturels du centre culturel et cultuel de Créteil », une association à la fois culturelle et cultuelle.
Depuis deux ans, une dizaine de professeurs bénévoles, d'un niveau minimum de bac+5, y font de l’aide aux devoirs pour les élèves de 3ème à Bac+2, et leur donnent des cours dans les matières scientifiques, littéraires, économiques et technologiques. Chaque professeur – pour la plupart doctorant, agrégé, ingénieur ou cadre - a sa spécialité d'enseignement. Né d'une initiative informelle au cours de l'année 2006-2007, les effectifs des élèves augmentent chaque année, tout comme le corps professoral puisqu'à la fin de l'année scolaire 2007-2008, 35 élèves de tout niveau ont suivi ces cours.
La nouvelle mosquée de Créteil va permettre la poursuite de cette activité scolaire et l'accueil d'un plus grand nombre d'élèves puisque 100 places sont à prendre pour l'année scolaire 2008-2009. Autre nouveauté : le soutien scolaire s'ouvre à tous les élèves à partir de la 6ème. Les cours ne se dérouleront plus dans trois salles mais dans au moins six, et environ 32 professeurs feront leur rentrée des classes, quinze issus de la promo de l'année passée et dix sept fraichement recrutés notamment grâce au réseau des Dérouilleurs et à des annonces postées sur Internet. Les travaux du lieu de culte n'étant pas terminé, aucune date d'inauguration de la mosquée n'a été arrêtée. Le premier mois de cours sera donc réservé aux classes les plus importantes, c'est-à-dire de la 1ère aux Bac+2, et dont l’accompagnement scolaire reste crucial pour bien préparer un examen. Toutes les classes reprendront dans les nouveaux locaux en octobre-novembre, en fonction de la fin des travaux. Au vu du niveau de certains élèves, Taoufik avoue à Saphirnews « En février 2007, nous avions 23-24 élèves. Le but c'était le bac. Au début, on ne pariait pas sur eux. Et puis finalement, nous avons eu de bons résultats ! Une de nos élèves a même eu la mention très bien à l'examen ».