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Société

Mobilisation moins forte que prévu pour les 35H et les retraites

| Mercredi 18 Juin 2008

Mardi 17 juin, la journée de mobilisation à l'appel des syndicats CFDT et CGT n'aura pas réuni plus de manifestants que celle du 22 mai, comme l'avaient annoncé les syndicats. Le Parti socialiste jugeait pourtant mardi la mobilisation "significative", estimant que le "malaise est de plus en plus lourd".



François Chérèque, de la CFDT (à gauche) et Bernard Thibault, de la CGT
François Chérèque, de la CFDT (à gauche) et Bernard Thibault, de la CGT
Les syndicats CFDT et CGT appelaient mardi 17 juin à une journée de mobilisation contre la réforme annoncée des 35 heures et des retraites, annonçant un nombre de manifestants plus élevé que lors de la dernière journée de grève et de manifestation le 22 mai dernier.

Selon la CGT, 500 000 manifestants se seraient rassemblés mardi 17 juin, alors qu'ils étaient 700 000 le 22 mai à défiler contre la réforme des 35 heures et des retraites, toujours selon les chiffres avancés par les syndicats.

Malgré tout, pour la CFDT, la journée de mardi fut une "réussite". La CGT elle, estime que la mobilisation a été "comparable sinon supérieure à la fin mai", si l'on prend en compte les "manifestations de la fonction publique et du secteur public de la semaine dernière". Cela "représente un socle solide sur lequel peut s'appuyer le mouvement social", ajoute encore le syndicat.

Désormais, les syndicats préparent la rentrée sociale et misent sur une mobilisation plus forte à ce moment-là. Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT a en effet déclaré : "Nous allons travailler à une rentrée en fanfare", s'inscrivant "d'ores et déjà dans une mobilisation internationale du 7 octobre" pour le "travail décent".

Au Parti socialiste, Stéphane Le Foll, le bras droit de François Hollande, parle de mobilisation "significative, un peu inférieure à celle du 22 mai, mais forte" s'agissant de la journée de mardi 17 mai, et le parti d'opposition estime que "le malaise est de plus en plus lourd".

"Au-delà des chiffres, il y a une colère qui gronde chez les salariés, qui voient les efforts qui leur sont demandés s'accentuer et la précarité augmenter", a encore déclaré M. Le Foll, selon lequel, avec la réforme des 35 heures proposée par le gouvernement, "c'est tout le système d'ordre social, avec sa hiérarchie des normes, qui est remis en cause."

"Nous serons à l'Assemblée nationale pour nous bagarrer contre ce que fait la droite et mener le débat de manière très dure", a ajouté Stéphane Le Foll.




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