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Milan Babic, ancien président Serbe condamné pour crimes contre l’humanité, est retrouvé mort dans sa cellule.

| Mercredi 8 Mars 2006

Condamné par le Tribunal Pénal International pour l’ex Yougoslavie (TPIY), à 13 ans de réclusions pour crimes contre l’humanité, Milan Babic, ancien président de la « République Serbe de Krajina », a été retrouvé, dimanche 5 mars, pendu dans sa cellule. Le TPIY conclu au suicide. Cependant, s’étant rendu lui-même au Tribunal International, et après avoir témoigné contre Slobodan Milosevic, il était devenu l'un des principaux témoins à charge pour les nombreux procès en court des différents dirigeants Serbe ayant participé aux massacres.



Le dentiste devenu tortionnaire

Dentiste de première vocation, Milan Babic entre en politique en 1990 dans le Parti démocratique Serbe en Croatie. Début 1991 il prône la création d’un état Serbe autonome. Après avoir pris le commandement en chef des forces armées de la région de Krajina, il autoproclame son indépendance et devient le président de « la République serbe de Krajina ». De août 1991 à février 1992 les forces serbes ont persécuté et exterminé la population Croate ainsi que toutes les populations non Serbes, sous le commandement ultime de Milan Babic.

Reconnaissant ses responsabilités pour les exactions commises à l'égard des populations non serbes victimes d'un nettoyage ethnique systématique, il s’est livré volontairement au tribunal international en novembre 2003. Jugé, il fut condamné à 13 ans de réclusion criminelle pour crime contre l’humanité.


Un suicide plus que suspect

La prison de Scheveningen dans la banlieue de La Haye comptabilise ainsi son deuxième suicide. Cette prison, réputée laxiste, renferme une cinquantaine d'accusés du TPIY, en attente d'être jugés pour crime de guerre, crimes contre l'humanité ou génocide. C’est ce dimanche 5 mars, en fin d’après midi, qu’a été découvert le corps pendu de Milan Babic.

Après avoir témoigné contre Slobodan Milosevic en novembre 2002, témoignage accablant où il démontrait l'ampleur du contrôle de Belgrade sur les révoltes serbes, Milan Babic était devenu le principal témoin à charge pour les nombreux procès en court des différents dirigeants Serbe ayant participé aux massacres. Il devait d’ailleurs témoigner ce lundi contre Milan Martic son successeur à la présidence de l’ancienne « République serbe de Krajina ».

Edgar Chen de la Coalition pour la justice internationale insiste sur le fait que «Sa disparition aura un énorme impact sur les procès futurs où il aurait dû témoigner».





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