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Michèle Alliot-Marie à Washington

| Jeudi 19 Octobre 2006

La ministre française de la Défense est arrivée mercredi aux Etats-Unis pour une visite de quatre jours. Elle a entamé cette visite par un entretien avec le conseiller national à la sécurité, portant essentiellement sur la situation au Liban.



Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense
Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense

Il est important d’éviter toute provocation

Arrivée mercredi aux Etats-Unis pour une visite de quatre jours, la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie, a commencé sa visite par un entretien d'une heure à la Maison Blanche avec le conseiller national à la sécurité Stephen Hadley.

"Nous avons parlé du Liban, de l'Afghanistan et la préparation du sommet de l'Otan à Riga", le 28 et 29 novembre, a t-elle indiqué à la presse à l'issue de l'entrevue. Elle a détaillé à son interlocuteur son analyse de la situation militaire au Liban, "calme et néanmoins fragile".

"Il est important," a poursuivi Mme Alliot-Marie, "d'éviter tout ce qui peut apparaître comme des provocations susceptibles de ranimer la violence". Interrogée sur ces "provocations", elle a cité "le survol de l'espace aérien" libanais (ndlr : par les forces armées israéliennes.

"Il est essentiel que nous puissions avoir une situation claire où il ne puisse pas y avoir de survol aérien", a insisté la ministre française. En même temps, "le problème des Isréaliens est qu'il n'y ait pas de trafic d'armes à travers les frontières". "Les Américains essaient de trouver de solutions de substitution", a-t-elle dit, qui donneront "des garanties" à Israël.

Il est nécessaire que l'Etat afghan puisse de nouveau exister réellement

Autre aspect analysé par les deux interlocuteurs: l'aide à apporter à l'armée libanaise pour qu'elle se reconstitue et soit en état de se déployer efficacement sur tout son territoire. Concernant l'Afghanistan, "nos appréciations ont été assez convergentes sur la nécessité que l'Etat afghan puisse de nouveau exister réellement, tout comme l'économie afghane, afin que l'action militaire" menée dans ce pays "soit ressentie comme efficace", selon elle.

Elle n'a pas parlé d'un possible retrait prochain (évoqué en France de plusieurs sources mais jamais confirmé officiellement), des forces spéciales françaises engagées dans ce pays (quelque 200 soldats). Elle devait évoquer ce point avec son homologue américain Donald Rumsfeld, jeudi.

Concernant l'avenir de l'Otan, elle a préconisé un "regard très pragmatique", alors que l'élargissement des missions de l'alliance est prônée par certains. "Les crises perdurent et celles qui risquent de se déclarer sont de plus en plus nombreuses". Il est donc "indispensable que l'OTAN demeure une alliance militaire et se concentre sur cette capacité", selon la ministre. L'alliance ne doit pas, aux yeux de la France "s'occuper de problèmes de reconstruction civile qui relèvent d'autres institutions".[

Avant de rencontrer M. Rumsfeld

Avant de rencontrer M. Rumsfeld, Mme Alliot-Marie devait assister jeudi à une cérémonie commémorant le 225e anniversaire de la bataille de Yorktown (19 octobre 1781), épisode décisif de la guerre d'indépendance et symbole fort de l'amitié franco-américaine.

La ministre sera vendredi à New York pour un entretien avec Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU. Elle visitera la cellule stratégique Liban en cours de mise en place au Département des opérations de maintien de la paix, dirigé par le Français Jean-Marie Guéhenno.





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