Arrivée mercredi aux Etats-Unis pour une visite de quatre jours, la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie, a commencé sa visite par un entretien d'une heure à la Maison Blanche avec le conseiller national à la sécurité Stephen Hadley.
"Nous avons parlé du Liban, de l'Afghanistan et la préparation du sommet de l'Otan à Riga", le 28 et 29 novembre, a t-elle indiqué à la presse à l'issue de l'entrevue. Elle a détaillé à son interlocuteur son analyse de la situation militaire au Liban, "calme et néanmoins fragile".
"Il est important," a poursuivi Mme Alliot-Marie, "d'éviter tout ce qui peut apparaître comme des provocations susceptibles de ranimer la violence". Interrogée sur ces "provocations", elle a cité "le survol de l'espace aérien" libanais (ndlr : par les forces armées israéliennes.
"Il est essentiel que nous puissions avoir une situation claire où il ne puisse pas y avoir de survol aérien", a insisté la ministre française. En même temps, "le problème des Isréaliens est qu'il n'y ait pas de trafic d'armes à travers les frontières". "Les Américains essaient de trouver de solutions de substitution", a-t-elle dit, qui donneront "des garanties" à Israël.