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Marwan Barghouti, le Moïse palestinien

Rédigé par Mom Nicolas | Vendredi 4 Octobre 2002

Jeudi 3 octobre 2002 a eu lieu pour la troisième fois, la comparution de Marwan Barghouti devant le tribunal civil de Tel Aviv. Capturé le 15 Avril 2002, il est soupçonné d’être le chef des brigades des martyrs Al Aqsa liés au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat. Il risque la prison à vie.



Jeudi 3 octobre 2002 a eu lieu pour la troisième fois, la comparution de Marwan Barghouti devant le tribunal civil de Tel Aviv. Capturé le 15 Avril 2002, il est soupçonné d’être le chef des brigades des martyrs Al Aqsa liés au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat. Il risque la prison à vie.

 

Homme politique palestinien charismatique, Marwan Barghouti représente la figure forte de la résistance palestinienne. « Marwan a toujours été le champion de la résistance palestinienne, dans les limites des lois internationales » déclare son avocat Khader Shkerat. Déterminé, révolté par le terrorisme d’Etat mené par la politique d’Israël, il appelle lors de sa comparution devant le tribunal à « la poursuite de la résistance à l'occupation, à la lutte pour la liberté », ajoutant «j’appelle le peuple palestinien à défier les couvre-feux, à vaquer à sa vie quotidienne autant que possible. Notre liberté ne viendra pas en obéissant aux ordres de l'occupant, mais seulement lorsque l'occupation deviendra plus pénible pour l'occupant que pour l'occupé ».

 

Un de ses avocats, juif religieux, le compare à Moïse….

Au cours de sa comparution, un de ces avocats, juif religieux, qu'il a choisi, le présenta devant le tribunal comme le 'Moïse'palestinien. Signifiant le rôle de Marwan barghouti que celui-ci joue auprés de son peuple. Sa défense s’est organisée autour de son statut politique. Marwan Barghouti possède une immunité diplomatique en tant que député palestinien que seul l’Autorité palestinienne est en droit de lui retirer, selon les textes de la loi internationale. Ses avocats n’hésitent pas à parler d’enlèvement. « En vertu des textes existants, son arrestation est  assimilable à un enlèvement, Israël n'ayant en outre pas compétence pour juger un Palestinien, même si les crimes ou délits commis l'ont été sur le territoire de l'Etat hébreu. » souligne LCI.

 

Un déçu de la politique d’Oslo…

« Nous avons essayé sept ans d’Intifada sans négociations et ensuite sept ans négociation sans Intifada, peut être est il temps de tester les deux en même temps » relève t’il. Voyant un espoir certains en les accords d’Oslo, il fut un des interlocuteurs palestiniens les plus enthousiastes, et un de ces partisans les plus farouches.Mais il sera vite désenchanter par le comportement d'Israël, retardant le démentelement des colonies, miltipliant même leur nombre, bafouant ainsi sans cesse les accords.Une désillusion qui s’accompagnera d’une révolte. Participant au soulèvement populaire lors de la visite de Sharon le 29 Septembre 2000 sur l’esplanade des mosquées, présent à chaque grande manifestation,  c’est ainsi qu’il représentera l’homme fort de la deuxième Intifada.

 

Homme populaire, il suscite la crainte pour l’extrême droite israélienne. Crainte de voir son procès se transformer en « effet boomerang contre Israël offrant une tribune inespérée à Marwan ». Faisant même regretté à Efi Eytan , ministre extrême droite, qu’il n’ait été tué au moment de son arrestation…

 





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