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Manifestations anti-Musharraf au Pakistan

| Samedi 29 Décembre 2007

Deux jours après l'assassinat de l'ancienne Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto, et à deux semaines des élections législatives dans le pays, près de 10 000 personnes ont défilé ce samedi 29 décembre à Lahore, appelant au départ du président pakistanais Pervez Musharraf.



Le cercueil en bois de Benazir Bhutto sortant de l'hôpital jeudi 27 décembre
Le cercueil en bois de Benazir Bhutto sortant de l'hôpital jeudi 27 décembre
"Go, Musharraf, go !" scandaient les 10 000 manifestants qui défilaient ce samedi dans les rues de Lahore, une ville située à l'est du Pakistan. La manifestation, la plus importante depuis la mort de l'ancienne leader principale de l'opposition au président Musharraf, étaient fortement encadrée par les forces de l'ordre.

Dans le même temps, à l'approche des élections législatives, qui devraient avoir lieu le 8 janvier prochain, la commission électorale a annoncé qu'elle tiendrait lundi une réunion d'urgence afin de décider de la tenue effective du scrutin ou non. En effet, jeudi, à l'annonce de la mort de l'ancienne Premier ministre, et au moment des violentes manifestations qui ont suivi, la commission électorale a déclaré que neuf bureaux de vote ont été détruits, et des urnes ainsi que des listes électorales ont été incendiés. "Pour l'instant, les élections auront lieu telles qu'elles ont été annoncées", a pour sa part annoncé le Premier ministre pakistanais Mohammedmian Soomro au cours d'une conférence de presse.

Par ailleurs, le chef présumé d'Al Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud, aurait déclaré par le biais d'un de ses porte-parole à l'AFP qu' "il n'est pas impliqué dans cette attentat". "C'est un complot du gouvernement, de l'armée et des services de renseignements" a-t-il ajouté, alors que le gouvernement pakistanais accusait vendredi Al Qaïda d'avoir commandité l'assassinat de Mme Bhutto.

En outre, une polémique oppose les partisans et proches de l'ancienne Premier ministre et le gouvernement pakistanais quant aux conditions de sa mort. "J'ai vu qu'elle avait une blessure par balle à l'arrière de la tête et une autre, causée par la sortie de la balle, de l'autre côté de la tête", a pour sa part déclaré Sherry Rehman, la porte-parole de Benazir Bhutto, qui l'a lavée avant son enterrement, tandis que selon la version véhiculée par le gouvernement, aucune balle n'aurait touché Mme Bhutto.

"C'est sans fondement. C'est un tas de mensonges. Deux balles l'ont touchée, une dans l'abdomen et une dans la tête. Le secrétaire personnel de Bhutto Naheed Khan et le responsable de son parti Makhdoom Amin Fahim se trouvaient dans la voiture et ont vu ce qui s'est passé. C'est une perte irréparable et ils racontent des histoires avec de telles affirmations. Le pays va à la guerre civile" a déclaré à l'AFP Farooq Naik, le principal avocat de Benazir Bhutto.




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