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Sur le vif

Manifestation propalestinienne du Parti des musulmans de France à Strasbourg

| Samedi 26 Janvier 2008



Environ 200 personnes selon la police et les organisateurs ont défilé sans incident samedi après-midi à Strasbourg à l'appel du Parti des musulmans de France (PMF) de Mohamed Latrèche, en soutien aux Palestiniens, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestants qui se sont rassemblés place Gutenberg arboraient des drapeaux palestiniens par dizaines et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Sarko, Kouchner massacrent Gaza, nos amis que faites-vous ?", "Tu ne feras point le Grand Israël".

Ils scandaient encore "Palestine vivra, Palestine vaincra" et "sionistes, fascistes, c'est vous les terroristes".

Dans un discours, M. Latrèche a qualifié le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et le président Nicolas Sarkozy de "sionistes", accusant ce dernier d'être "dangereux, incapable de régler les problèmes de la France car incapable de régler ses problèmes de famille", sous les vivats de l'assistance.

Au micro, il a déclaré "que ceux qui appellent la ville de Strasbourg la +Petite Jérusalem+, ces sionistes doivent comprendre que ce n'est pas leur ville".

Il s'en est également pris aux édiles de la ville, les qualifiant de "traîtres, absents lorsque flottait un drapeau nazi", rappelant que des tirailleurs étaient venus libérer Strasbourg des "collabos".

En juin 2005, M. Latrèche avait été mis en examen pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale" pour des propos tenus lors d'une manifestation à Paris contre la loi sur la laïcité, affaire dans laquelle le parquet de Paris avait rendu un non lieu.

Il avait alors déclaré que "le sionisme est une idéologie d'apartheid, nous le combattons comme nous combattons le nazisme", propos qui avaient suscité l'indignation de La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), souhaitant la dissolution du PMF.

"Je ne laisserai rien passer et il faut que ce monsieur arrête", avait alors déclaré le ministre de la Justice de l'époque Dominique Perben.







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