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Sur le vif

Manifestation des opposants à la guerre en Irak

| Lundi 19 Mars 2007



Dimanche, plusieurs milliers d'opposants à la guerre en Irak ont défilé dans les rues du centre de New York pour demander "le retrait immédiat" des troupes américaines, à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion lancée par le président George W. Bush.

La manifestation new-yorkaise, organisée par le groupe United for Peace and Justice (Unis pour la paix et la justice), a rassemblé quelque 25.000 à 30.000 personnes, selon l'association-- cyclistes, étudiants, vétérans du Vietnam, musiciens, badauds -- aux slogans de "Les soldats dehors tout de suite", ou "Jetez Bush, pas des bombes".

Elle a pris le relais de nombreuses protestations qui se sont déroulées tout le week-end aux Etats-Unis, notamment à Washington et Los Angeles samedi, San Francisco dimanche, mais aussi à travers le monde à Istanbul, Copenhague, Prague, Athènes, Madrid ou Séoul.

Plus de 2.000 manifestants, majoritairement de gauche, ont défilé dimanche dans le centre de Tokyo contre la guerre en Irak et pour demander le départ du Premier ministre conservateur Shinzo Abe, qui envisage de réviser la Constitution pacifiste du Japon.

Quelque 300 personnes ont manifesté devant l'ambassade américaine en Malaisie, pour condamner "l'occupation de l'Irak".

"Ce n'est pas un mouvement de gauche étrange. C'est la voix du peuple. Les Américains veulent que cette guerre s'arrête, alors quand va-t-on les entendre", s'est interrogé l'acteur hollywoodien Tim Robbins, qui défilait en tête de la manifestation new-yorkaise.

"Si les gens veulent bien écouter ce que les militaires ont à dire, ils verront qu'ils sont contre la guerre, à l'instar de ce qui s'est passé au Vietnam", a de son côté déclaré Jose Vasquez, objecteur de conscience, sergent américain qui a refusé de partir en Irak.

Les manifestants sont passés devant les bureaux des deux sénateurs démocrates de l'Etat de New York, Hillary Clinton et Charles Schumer, à Manhattan. "Nous voulons dire à nos élus au Congrès qu'ils résistent au (président) Bush", a dit Leslie Kielson, une responsable de United for Peace.

"Si le président refuse d'agir, s'il oppose son veto à toutes les lois qui proposent un calendrier de retrait des soldats, alors le Congrès devra utiliser ses pouvoirs constitutionnels et agir", a-t-elle ajouté, faisant implicitement référence à la possibilité d'entamer une procédure de destitution à l'encontre du président.
Invités dimanche sur plusieurs chaînes de télévision, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates et le conseiller à la sécurité nationale du président George W. Bush, Stephen Hadley, ont mis en garde contre tout retrait "prématuré" des soldats américains d'Irak.

Les deux responsables ont évoqué des progrès sur le terrain alors que sept nouveaux militaires américains ont été tués samedi (bien samedi) "en opérations" à Bagdad et dans les provinces de Diyala et al-Anbar et qu'un huitième est mort accidentellement à Tikrit.

Au total, 3.220 soldats et personnels assimilés américains ont été tués depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres du Pentagone.




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