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Manifestation contre Ariel Sharon à Paris

Rédigé par Berthet Ali | Samedi 9 Juillet 2005

Ariel Sharon est attendu à Paris. Il est l’invité du président Jacques Chirac. Le Premier ministre israélien viendra donc en visite officielle à la fin du mois de juillet 2005. « Cette visite d'une journée et demi aura lieu à la fin du mois avec une rencontre entre le Premier ministre et le président français très probablement le 27 juillet', a affirmé un responsable israélien qui a requis l'anonymat. Ce samedi 9 juillet 2005, cette visite est vivement contestée. Une manifestation est prévue.



 Ariel Sharon est attendu à Paris. Il est l’invité du président Jacques Chirac. Le Premier ministre israélien viendra donc en visite officielle à la fin du mois de juillet 2005. « Cette visite d'une journée et demi aura lieu à la fin du mois avec une rencontre entre le Premier ministre et le président français très probablement le 27 juillet', a affirmé un responsable israélien qui a requis l'anonymat Ce samedi 9 juillet 2005, cette visite est vivement contestée. Une manifestation est prévue.

 

Sharon est partisan de la guerre

 

La personnalité de M. Sharon est au centre de la contestation de cette visite officielle. Selon Leïla Shahid, délégué général de l’OLP en France, « ce qu’il y a de bien avec Sharon c’est qu’il annonce ce qu’il veut et il fait ce qu’il dit. En arrivant au pouvoir, il avait annoncé qu’il allait continuer la guerre et c’est ce qu’il a fait ». L’arrivée au pouvoir d’Ariel Sharon coïncide avec la fin de toutes les négociations. Sa visite sur l’esplanade des mosquées a donné le signal de départ de la seconde Intifada. Sans besoin de remonter aux massacres de Sabra et Chatila où Ariel Sharon est impliqué, la construction du mur de séparation, l’assassinat aveugle en série des leaders palestiniens, l’enterrement de la feuille de route et bien d’autres initiatives qui ensanglantent la région sont à mettre au compte du pouvoir de M. Sharon. Pour les militants de la paix, M. Sharon est un homme qui a choisi le feu et le fer au détriment du dialogue et de la négociation.

 

Il faut ainsi remonter en juillet 2001, pour retrouver la seule et unique visite officielle d’Ariel Sharon en France en tant Premier ministre israélien. Cette seconde visite plusieurs fois envisagée n’avait jamais été formalisée du côté français. La relation entre la France et Israël ayant subi une courbe d’évolution très variable depuis l’arrivée au pouvoir d’Ariel Sharon. Car si, avant la création de l’Etat d’Israël, la France fut la « Gardienne des lieux saints de Palestine », elle le demeure aujourd’hui encore. Ce qui donne un écho spécifique à ses prises de position sur le conflit qui oppose Israéliens et Palestiniens en marge de la place particulière qui est la sienne sur la question juive depuis la seconde guerre mondiale.

 

Pourtant le 18 juillet 2004, Ariel Sharon avait publiquement déclaré: «En France, il se répand un des antisémitismes les plus sauvages qui soient » avant d’ajouter «à peu près 10 % de la population est musulmane, ce qui permet l’essor d’une nouvelle forme d’antisémitisme fondée sur des sentiments anti-israéliens». Il avait poussé son analyse au point d’avancer: «Si je devais m’adresser à nos frères (juifs) de France, voilà ce que je leur dirais : immigrez en Israël aussi vite que possible». Cette sortie des bois, de la part de M. Sharon avait indigné de nombreux responsables juifs de France qui ne partagent pas la vision guerrière du Likoud au pouvoir en Israël. Les propos de M. Sharon avaient jeté un froid sur les relations bilatérales.

 

Réchauffement entre Tel-Aviv et Paris

 

Un an plus tard, la situation a sensiblement changé. Si le mur de séparation continue de narguer les campagnes internationales de protestation, si les colonies de Cisjordanie continuent de s’étendre sur les terres palestiniennes, M. Sharon a néanmoins annoncé la libération partielle des terres de la Bande de Gaza. Une décision stratégique, politiquement très courageuse qui vaut à M. Sharon les foudres des mouvements israéliens ultra nationalistes. Le désengagement de la Bande de Gaza est le motif évoqué par Paris pour justifier son invitation. Car M. Sharon n’entend point en discuter avec l’Autorité palestinienne. Puisque dans ce cas, il faudrait négocier et la décision pourrait alors revêtir le caractère d’une victoire palestinienne. Les images du retrait du Sud Liban sont encore d’actualité dans les souvenirs des populations israéliennes.

 

A la mi-juin, M. Chirac avait finalement adressé à M. Sharon, une invitation à venir rapidement à Paris pour discuter de ce retrait israélien de la bande de Gaza prévu à la mi-août et consolider le 'partenariat' franco-israélien. M. Sharon avait donné son accord de principe, en faisant savoir qu'il ne pourrait se rendre à Paris « avant le début de l'été » en raison des préparatifs du retrait. Si l’ordre du jour de la rencontre est louable, la personne de M. Sharon reste vivement indésirable pour les militants pro-palestiniens.

 

La manifestation

 

L'ensemble des associations et partis politiques qui soutiennent les droits du peuple palestinien appellent à une grande manifestation le samedi 9 juillet contre la venue de Sharon. Cette la date correspond à la demande de la Cour internationale de la Haye à Israël pour mettre fin à la construction du mur. Mais Israël n’en a nullement tenu compte. 

La manif partira à 13 H ( l’angle de la place du Châtelet et de la rue Saint-Denis), derrière la banderole 'RESISTANCE PALESTINE'. Le cortège se suivra la rue de Rivoli jusqu’au Palais Royal, puis remontera l’avenue de l’Opéra. 

 

L’appel à manifester est lancé pour :

 

-         le démantèlement total du mur d’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem

-         la fin de l’occupation des territoires palestiniens

-         la libération des prisonniers politiques détenus par Israël au mépris de la IV° Convention de Genève

-         que les autorités françaises, et au-delà celles de l’Union européenne, exigent du gouvernement Sharon qu’il respecte les exigences de la Cour internationale de justice, et qu’elles s’engagent à prendre des sanctions à son égard face à son refus persistant.

 

Premier signataires de l’appel : AFPS -APF -CCIPPP -CCP -Femme en Noir -GUPS -UJFP -FPS -APF -CCIPPP -CCP -Femme en Noir -GUPS -UJFP--l’ATMF, Les Alternatifs, le CMF, la LCR, le MRAP, le PCF, les Verts) Enfants de Palestine, Droits-Devant, CAPJPO-EuroPalestine, Nanterre Palestine, Comité Evry Palestine, Comité Choisy Palestine, Comité Falastine Paris 10-11-20, Reseau Solidaire Citoyen (Resoci), ISM, Les Amis d'Al-Rowwad, SolidariP, Les Amis de Darna, Comité Palestine Paris 14-15, Saint-Ouen Palestine, Comité Drouais pour la Palestine, Collectif Solidarité Palestine Paris 19ème ; COMAGUER (Comprendre et Agir contre la Guerre), Collectif 46, Alternative Couleur Citoyenne (Tours), le Mouvement de la Paix (Sèvres), Agir Contre la Guerre (ACG), LDH Paris 18, Association des Palestiniens de France (APF), Initiative Nationale Palestinienne-France, UNIR, Solidarité Palestine 18, SOS Sexisme, AMFP Marseille, Collectif de Marseille pour le Respect des Droits du Peuple Palestinien, …





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